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Paulo est un jeune homme qui a connu une terrible expérience d’incarcération. Séparé de sa petite amie, il découvre, à Amsterdam, le magic bus qui invite les hippies, pour une somme dérisoire, à entreprendre un périple pour le Népal. Jeune femme à la recherche de l’amour, Karla jette son dévolu sur Paulo et décide de ne plus le quitter jusqu’à la fin du voyage. Mais entre les rencontres dans le bus, les démêlés avec des néo-nazis et la découverte du soufisme à Istanbul, le road trip de Paulo et de Karla ne trouvera peut-être pas sa conclusion au terminus du magic bus.

Roman autobiographique, Hippie semble – pour une fois chez Coelho ! – crédible. L’auteur a toujours prétendu raconter des histoires vraies alors que tout un chacun peut réaliser à quel point un roman comme Aleph est extrêmement romancé. Mais pour Hippie, nul doute que Coelho a consigné d’une façon sérieuse un récit de voyage de sa jeunesse.

Hélas, la mayonnaise ne prend pas. Pourtant, l’époque hippie, ses voyages culturels à bas prix, ses amours fugaces mais intenses, tout cela ne pouvait que donner naissance à un bon texte. Seulement, Coelho voit trop petit. On aurait aimé une véritable autobiographie et pas un si court chapitre de sa vie. Les personnages qu’il rencontre ne sont guère sympathiques (surtout Karla !) et, finalement, le moment le plus réussi de son histoire se passe entre lui et le soufi dont il fait la connaissance à Istanbul – passage, par ailleurs, le plus bref du roman.

Certes, on lit Hippie sans déplaisir, mais on le repose avec l’impression que l’auteur est passé à côté de son sujet.

 

Hippie de Paulo Coelho (J’ai lu, 352 pages, 7,90 euros)