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J’ai perdu ma jeunesse

Il ne m’en reste rien –

Toi, ton souvenir me blesse !

Rien qu’à penser à toi, se déchire mes intestins.

 

Enfance : pourquoi es-tu morte ?

La vie ressemblait alors à un rêve

Quand je me levais le matin, ouvrant ma porte

Je croyais que le monde m’attendait sans haine.

 

Encore une journée, répétition du vide

Encore une journée, et mon émotion se dévide

Comme le sang d’un animal égorgé.

 

J’ai dans mon âme un précipice

Dont aucun supplice

Ne comblera sa soif – de souffrance – dégénérée.