La conjuration des imbéciles de John Kennedy Toole
Ignatius Reilly est sans doute le plus terrible des fils. A plus de trente ans, il réside toujours chez sa maman, refuse de travailler et engouffre des gâteaux et soda au point d’être devenu obèse. Mais un accident de voiture poussa sa mère à l’obliger à trouver un travail pour payer leur dette. Patatras ! La vie des Reilly va virer au grand n’importe quoi alors qu’Ignatius multiplie les catastrophes… On parle souvent de chef d’œuvre ou de roman culte à l’emporte-pièce. Mais ce prix Pulitzer 1981 mérite bien sa réputation flatteuse. On doit le roman à John Kennedy Toole qui s’est suicidé faute de trouver un éditeur. Acharnée à faire reconnaître son talent, sa mère s’est battue pour faire éditer ce manuscrit qui a finalement trouvé le succès. L’histoire est ubuesque, cynique et franchement perchée. Entre Ignatius, sa méchanceté et bêtises délirantes, le policier coincé dans les toilettes à la recherche d’un suspect, un vieux monsieur obsédé par les Communistes et une jeune gauchiste « amoureuse » d’Ignatius, on a le droit à un récit haut en couleur dont on ne se lasse pas et peuplé de personnages pas piqués des vers. Génial !
La conjuration des imbéciles de John Kennedy Toole (10/18, 448 pages, 10,10 euros)
