Le deuil de la mélancolie de Michel Onfray
Tout petit ouvrage, Le deuil de la mélancolie raconte, pris sur le vif puisque consigné dans le Journal qu’il tenait à l’hôpital, l’AVC que Michel Onfray connut et qui lui inspira une sainte colère contre les médecins incapables de diagnostiquer clairement ce qui était en train de lui arriver
Nombreux seront ceux qui se reconnaîtront dans l’aventure que raconte Onfray. Combien de médecin, aujourd’hui, abandonnent parfois volontairement leurs patients lorsqu’ils souffrent gravement ? Et combien de médecin passent à côté du bon diagnostique sans jamais reconnaître leur erreur et présenter des excuses ? A ce sujet, les échanges avec le médecin des stars que consulta un jour Onfray valent leur pesant de cacahuète : ce charlatan, qui se fait payer 250 euros la consultation ( !), n’a non seulement jamais reconnu qu’il s’était trompé, mais, pis, ose prétendre, a contrario, qu’il avait tout compris, mais refusé de le dire pour ne pas bouleverser son patient !
N’en reste pas moins, bien sûr, qu’il s’agit d’une énième publication du polygraphe d’extrême-droite Michel Onfray qui n’est jamais autant heureux que lorsqu’il parle de lui ; et qu’il crache son venin sur tous ceux qui ont le malheur de lui déplaire. De philosophie, il n’est pas ici question : Le deuil de la mélancolie relève d’un exercice d’égotisme dont le but est de permettre à Onfray de se faire mousser avec un AVC pour apparaître tel un saint Sébastien devant les yeux de ses admirateurs. Ca s’emprunte à la bibliothèque ; ça se bouquine à la FNAC ; mais, tout de même, ça fait cher pour le contenu et le nombre de pages.
Le deuil de la mélancolie de Michel Onfray (Robert Laffont, 76 pages, 13 euros)
