La nausée de Jean-Paul Sartre

Années 30, à Bouville, en France. Roquentin vit de rien, ou plutôt d’une rente. Pour tuer le temps, il écrit un livre d’histoire sur un Marquis… Il tient aussi son journal et c’est à travers son journal que l’on apprend qu’il vient de subir une sorte d’attaque, de crise de folie, qu’il a baptisé la Nausée.
La nausée, parce que, parfois, notre être se fissure comme le verre d'un miroir tombé au sol. Qui n'a jamais surpris son reflet dans le miroir et découvert, effaré que celui lui faisant face ne pouvait assurément pas être lui. Et pourtant... Roquentin va éprouver la nausée ; à savoir : le trop-plein de l'être. L'accession à un autre niveau de conscience. Celle de l'autoréflexion ou quand on devient trop plein de soi-même. La nausée n'est pas un livre nihiliste. A moins, bien sûr de lui appliquer une lecture nihiliste. En réalité, il est post-nihiliste et appelle à une relecture de l'être à partir de l'expérience de son néant absolu. Sartre, l'athée, rejoint étrangement la mystique hindou... et celle du paranoïaque.