18 août 2010
Un père de Sibylle Lacan
Lacan aimait écrire père-version pour perversion, soulignant par là que la Loi du Père tombait en désuétude, à moins que ce ne fut pour souligner que le pervers était peut-être celui qui étendait son pouvoir sur ses enfants. A lire le portrait que donne de lui une de ses filles, on ne saurait trop saluer Lacan d'avoir reconnu à quel point le père est bien celui qui fout en l'air une personne.
Ce tout petit ouvrage composé d'éclats d'images – d'où son sous-titre de puzzle – n'est pas une autobiographie de Sibylle ou une biographie de Lacan mais plutôt un témoignage dur au bout duquel perce néanmoins une lueur d'espoir.
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