Canalblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le blog de Menon
Publicité
Archives
13 mars 2008

Elvis Presley – Last train to Memphis : le temps de l’innocence (1935-1958).

51rAL9__mzL

L’histoire d’Elvis Presley tient aujourd’hui plus de l’hagiographie ou du ragot de caniveau que du travail d’historien. Pourtant, si on s’autorise à écrire un livre sur un personnage, qu’il soit militaire, homme politique ou chanteur, on ne peut qu’espérer de l’exactitude et de la rigueur.

Ces caractéristiques semblent être des qualificatifs convenables pour le livre signé par Peter Guralnick sur le King : Elvis Presley – Last train to Memphis : le temps de l’innocence (1935-1958). L’auteur a suivi la carrière d’Elvis avec soin et on sent qu’il cherche à coller au plus près à la vie de son sujet. Le résultat est assez impressionnant : la bibliographie est énorme et à partir des débuts du chanteur, chaque gros chapitre ne couvre qu’une année de sa vie. En tout, il y a plus de 500 pages de récit qui n’ennuie que rarement.

Les débuts du chanteur sont en effet moins intéressants que sa période de maturité. Elvis n’est qu’un gosse parmi d’autre, plutôt du genre nerd, qui n’éveille que peu l’intérêt des gens. Difficulté à s’intégrer, visage constellé d’acné, timidité, panique à l’idée de monter sur scène, mais en même temps, une formidable volonté d’être aimé, un sens aigu de l’observation, une compréhension quasi animale des sentiments de la foule. L’histoire d’Elvis ne ressemble à aucune autre car elle est celle d’un gamin qui ne quitte pas les jupes de sa mère, romantique et léger à la fois, pas du tout préparé à devenir une star et qui pourtant donne au qualificatif ses lettres de noblesse.

Elvis en larme à l’armée, dans la chambre de son colonel, qui pleure de ne pas tenir le choc de la séparation d’avec ses proches, Elvis en larme à l’enterrement de sa mère, presque incapable de tenir debout, Elvis rendant hystérique des foules prêt à le tuer en lui arrachant ses vêtement (René Girard et sa théorie du désir mimétique et bouc émissaire n’est pas loin), Elvis rotant sur scène et rendant fou ses fans, Elvis sommé de s’expliquer sur son immoralité lui qui lit la Bible et la commente régulièrement : voilà des images fortes qui vous marqueront. Et le meilleur reste à venir : la période des films ratés promet de nous offrir une introspection psychologique intéressante, sans parler du chemin de croix de Vegas qui fit du King un martyr raté.

Le castor astral, 32 euros.

Publicité
Commentaires
Le blog de Menon
Publicité
Le blog de Menon
Publicité
Publicité
Publicité