
Peintures pleines d’effluves
malodorantes, d’orgies trop tardivement terminées. Femmes en plâtres, battues
par une mauvaise fortune suicidaire. Messieurs esseulés que la vie a trop gâté
et dont le palais est devenu comme de pierre. Et fleurs. Fleurs du mal. Femmes
en nage, épines aux vents, peaux parfumées et voix traînante.
Il y a, dans ce recueil de
poésies de violentes immondices qui tachent l’âme, des rêves horribles et
infatigables, des langueurs sensuelles et raffinées qui font au corps des
larmes pour se réchauffer.
Ma foi, personne n’écrit comme
Charles Baudelaire et il faudrait se taire et le laisser parler : la vie
dépitée d’elle-même s’y raconte sinistrement et le rire et les larmes des
enfants, nos souvenirs déchus, sont comme des blessures que l’on gratte
jusqu’au sang.
Librio, 2 euros.