L’amie de madame Maigret de Georges Simenon
Un relieur réputé, Steuven, est accusé d’avoir fait brûler des corps dans son calorifère. Mais impossible pour les hommes de Maigret de découvrir une preuve, pour la plus grande joie de l’avocat de l’accusé. De son côté, madame Maigret a sympathisé avec une dame et son enfant à qui elle offre un rendez-vous quotidien sur leur banc, dans un parc. Mais un jour, la dame abandonne soudainement son enfant à une madame Maigret paniquée. Une fois la maman revenue, elle retourne à son domicile et confie à son commissaire de mari sa drôle d’aventure. Et si ces deux affaires étaient liées ?... A la différence de nombre de romans de Maigret, c’est moins l’atmosphère et la psychologie troubles des protagonistes qui intéressent Simenon que le souci de raconter une enquête policière plus classique. Les afficionados de Simenon seront peut-être déçus mais les amateurs de romans policier à intrigue se régaleront. Ici, en effet, on a le droit à une histoire quelque peu étonnante et des plus mystérieuses. Le lecteur tourne avec plaisir les pages, se régalant de l’avancée certes lente, mais sûre, de Maigret. Bonne pioche.
L’amie de madame Maigret de Georges Simenon (Le Livre de Poche, 187 pages, 6,90 euros)
