Philosophie zoologique de Lamarck
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Avant Darwin, il y eut Lamarck. Publié au début du 19e siècle, la Philosophie zoologique de Lamarck (1809) s’impose comme un chef d’œuvre du genre. Certes, l’épistémologie du penseur reste bloquée dans une époque reculée – on a fait de grands progrès depuis ; mais découvrir que Lamarck avait, bien avant Darwin, compris le principe de l’évolution mais aussi réfléchi à la dialectique organe/fonction ou encore se demandait si une telle dialectique convenait à la relation animal/territoire démontre qu’on a affaire là à un très, très grand penseur. Dommage que le livre soit si épais et si dense car on se perd parfois dans des raisonnements trop complexes à cause d’un style daté et de l’absence d’appareil critique – tout le monde n’est pas médecin et on aurait bien eu besoin d’un glossaire ! N’en reste pas moins que Philosophie zoologique de Lamarck s’impose comme un indispensable.
Philosophie zoologique de Lamarck (Flammarion, 718 pages, 14 euros)