La Vénus à fourrure de Léopold von Sacher-Masoch
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Séverin, jeune homme vivant en dilettante, voue une admiration certaine à une peinture représentant une Vénus à la fourrure. Qu’elle n’est pas sa surprise de découvrir en la personne de Wanda, sa logeuse, une femme ardente éveillant en lui l’adoration. Le couple ne tarde pas à se former mais Séverin refuse de se contenter d’une relation classique – il désire que Wanda personnifie Vénus à la fourrure et qu’il devienne son esclave. Hésitante tout d’abord, Wanda finit par accepter le phantasme de son compagnon… De la même manière que le marquis de Sade a donné naissance au mot sadisme, le nom de Sacher-Masoch a donné naissance à celui de masochisme. La Vénus à fourrure met ainsi en scène une relation passionnelle et parfois inquiétante entre un homme fou amoureux d’une femme dominatrice et la dite femme dont on ne sait si elle est réellement perverse ou si elle se plie aux désirs de son compagnon. Roman cruel, donc, La Vénus à fourrure n’est pas un roman pornographique ni même érotique mais une remarque étude psychologique servie par une écriture de qualité.
La Vénus à fourrure de Léopold von Sacher-Masoch (1001 nuits, 208 pages, 5 euros)