Bushido. Le code du samouraï. L’âme du Japon de Inazô Nitobe
/image%2F0404412%2F20250522%2Fob_363447_31hr3epmskl.jpg)
Paru en 1900, Bushido. Le code du samouraï. L’âme du Japon de Inazô Nitobe est certes l’œuvre d’un Japonais, mais d’un Japonais qui a à ce point embrassé l’intellectualisme anglo-saxon et européen qu’on peine à croire lire l’écrit d’un Nippon. Car, pour présenter le Bushido, soit le code éthique intrinsèque au peuple japonais selon son auteur (déjà, c’est plus que discutable, le bushido étant, comme son nom l’indique, La Voie du Guerrier), ce dernier passe par des références religieuses, philosophiques et politiques des Etats-Unis et de l’Europe. Bushido. Le code du samouraï. L’âme du Japon a en effet été écrit pour les élites européennes – en plaçant en parallèle l’âme japonaise et des citations innombrables de grands penseurs européens, Inazô Nitobe cherche à éclairer son propos pour son lecteur non japonisant. Un tel procédé condamne, selon moi, l’entreprise. L’idée s’avère aussi absurde que ceux cherchant à expliquer le Christianisme par les cultes à mystères gréco-romains. Mais le pire tient à ce qu’on se retrouve noyé dans les citations et surtout par le badinage mondain de l’auteur, au point où je suis pratiquement incapable de dire quoi que ce soit sur le bushido – finalement, je comprends encore moi ce code de l’honneur après avoir lu Inazô Nitobe qu’avant ! Peut-être relirai-je un jour ce bouquin. Mais, franchement, le jeu n’en vaut clairement pas la chandelle.
Bushido. Le code du samouraï. L’âme du Japon de Inazô Nitobe (Synchronique, 176 pages, 7,50 euros)