20 décembre 2019

Les séquestrés d’Altona de Jean-Paul Sartre

L'industriel Albrecht von Gerlach découvre qu'il est près de mourir et fait venir à lui son fils avocat Werner qu'il souhaite nommer comme son successeur. Sa femme Johanna, actrice engagée dans une œuvre de Brecht contre le nazisme, découvre les secrets de famille : le fils aîné Frantz, criminel nazi de la SS tenu pour mort, se cache en fait depuis seize ans dans le grenier. Il est servi par sa sœur qui lui décrit une Allemagne défaite et humiliée encore sous le joug des envahisseurs (ce résumé est repris de Wikipédia). ... [Lire la suite]
Posté par Menon à 20:42 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

31 octobre 2019

Le Lézard noir de Yukio Mishima

Admirateur du célèbre enquêteur nippon Kogoro Akechi, personnage inventé en 1925 par le maître du roman policier et d’horreur nippon Edogawa Ranpo, Yukio Mishima a décidé de lui rendre hommage dans une pièce de théâtre, Le Lézard noir, adaptée du roman éponyme, bien évidemment signé de la main d’Edogawa Ranpo (édité par ailleurs en France chez Philippe Picquier). Le Lézard noir, la pièce de Mishima, n’est rien d’autre qu’un exercice de style, une distraction littéraire qui voit le grand romancier nippon se faire plaisir et rendre... [Lire la suite]
Posté par Menon à 18:47 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
12 juillet 2019

Le Misanthrope de Molière

C’est après avoir visionné Alceste à bicyclette, film avec Lambert Wilson et Fabrice Lucchini, tournant autour d’une répétition du Misanthrope de Molière, que j’ai ressentie l’envie de relire cette pièce qui ne m’avait pas laissé un très bon souvenir lorsque je l’avais vue jouer au théâtre.Cette fois-ci, j’ai été séduit par la beauté des vers de Molière, par la puissance de l’intransigeance d’Alceste et par la tension très « Port Royal » qui habite l’intrigue. A quelques longueurs près, Molière a réussi à mettre en... [Lire la suite]
Posté par Menon à 20:21 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
25 octobre 2015

La trahison d’Einstein d’Eric-Emmanuel Schmitt

Eric-Emmanuel Schmitt est un homme de théâtre et un des auteurs les plus joués au monde. Dans cette pièce, il met en scène un trio surprenant : Albert Einstein et son amitié avec un vagabond qui, manipulé par le FBI, enquête sur lui et sur sa prétendue appartenance aux Bolcheviks. Le scénario est simple. Bien trop pour que la pièce s’impose autrement que comme « sympathique. » Pour autant, les dialogues sont suffisamment bien troussés pour que l’on prenne plaisir aux échanges entre le savant et le clochard.... [Lire la suite]
Posté par Menon à 20:57 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
26 avril 2015

En attendant Godot de Samuel Beckett

Du théâtre de l’absurde et du désespoir, En attendant Godot de Samuel Beckett est sans doute la pièce la plus représentative avec Le Rhinocéros de Ionesco. Comme de juste, la popularité des classiques tend à occulter le reste de la production de l’auteur pour des raisons toujours quelque peu discutables. Hypothèse : le succès d’En attendant Godot viendrait-il de son côté farce ? Se pourrait-il que l’œuvre la plus accessible de Samuel Beckett soit, pour cette raison, devenue la plus populaire ? Toujours est-il que l’on... [Lire la suite]
Posté par Menon à 18:46 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
10 avril 2015

Hôtel Europe suivi de Réflexions sur un nouvel âge sombre de BHL

Heureusement que la pièce Hôtel Europe de BHL est ici complété par une suite d’analyses/réflexions autour des thèmes abordés, sans quoi cet ouvrage se révélerait d’une grande pauvreté littéraire et intellectuelle. Hôtel Europe est donc une pièce dans laquelle un écrivain (BHL, on s’en doute) est appelé à écrire un discours pour l’anniversaire de l’Europe depuis sa chambre d’hôtel de Sarajevo. En semi crise de nerfs, visiblement dans un état second, le dit écrivain exprime toute sa colère et son embarras face à une Europe qui prend... [Lire la suite]
Posté par Menon à 21:39 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

04 février 2015

La damnation de Freud de Tobie Nathan, Isabelle Stengers et Lucien Hounkpatin

Voici une pièce brillante écrite à trois mains et qui, il me semble, porte plus particulièrement la marque de Tobie Nathan dont on retrouve le style si vivant. L’idée est la suivante : à la fin de la première Guerre Mondiale, le docteur Ferenzci propose à Freud de traiter un tirailleur sénégalais frappé d’une névrose de guerre. Devenu mutique, le professeur Freud va lui rendre la parole et l’accueillir chez lui comme objet d’étude – vous pensez bien, un primitif à disposition ! De quoi vérifiez l’universalité du complexe... [Lire la suite]
Posté par Menon à 22:08 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
15 août 2014

Oh les beaux jours de Samuel Beckett

Dans une étendue désertique d’herbe brûlée se dresse un petit mamelon aux pentes douces dans lequel Winnie est enterrée, d’abord jusqu’au-dessus de la taille. Winnie se souvient qu’en la voyant, un passant s’était demandé : " À quoi ça rime ? ... fourrée jusqu’aux nénés dans le pissenlit... ça signifie quoi ? ” Cette pièce de Beckett autorise de nombreuses lectures et bien malin qui pourra prétendre l’avoir comprise. Pour ma part, j’y vois une très belle histoire d’amour entre une femme enchâssée dans un... [Lire la suite]
Posté par Menon à 13:33 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
07 août 2014

L’impromptu de Versailles de Molière

Sur scène, on voit des acteurs préparant une pièce pour l’arrivée du roi. Cette pièce aura pour cible monsieur de Molière dont on raillera les prétentions à écrire de brillantes pièces comiques – jalousie. L’impromptu de Versailles constitue ainsi un exercice de style bien singulier. Des acteurs, sur scène, préparent une pièce pour une autre scène, invisible celle-là, qui aura pour but de railler celui même qui écrit la pièce que le spectateur suit. Disons-le, L’impromptu n’est certainement pas la meilleure pièce de Molière. Elle... [Lire la suite]
Posté par Menon à 19:06 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
26 juillet 2014

La voix humaine de Jean Cocteau

Une femme, chez elle, seule, appelle son amant. La ligne est régulièrement coupée, la conversation hachée. Du reste, on ne lit que ses propos, jamais celui de l’homme. Quelle est la situation ? A en croire la quatrième de couverture, la femme parle à un homme qui vient de la quitter pour une autre. Je n’ai pas compris cela. De rupture, il n’est jamais question. De l’autre, non plus. Par contre, cette femme marque une nette tendance à la névrose : souffrance, tentative de suicide. On est là dans la figure féminine qui... [Lire la suite]
Posté par Menon à 11:58 - - Commentaires [0] - Permalien [#]