14 septembre 2009
Il est minuit
Il est minuit passé et mon coeur est triste.
Comme on est idiot lorsqu'on aime.
Rappel : ne plus jamais tomber amoureux - assurément une mauvaise idée.
15 avril 2009
La philosophie enseignée aux petits
J'appelais cela de mes voeux pour la France mais c'est le Royaume-Uni qui va le faire. Enfin un pays intelligent ! Cliquez ici pour lire la news.
14 mars 2009
Blake Lively
22 novembre 2008
Mes aventures avec les Dr House du quotidien
Revenu d'un périple de deux jours et demi en clinique, je vous livre ce petit récit pour vous faire partager mon expérience - je m'y suis rendu pour me faire opérer des sinus et lutter contre apnées du sommeil et sinusites à répétition :
Et voilà, j'arrive en vue de la clinique de T... Premier regard sur une femme qui doit probablement en sortir : son visage est recouvert de bandages blancs et on l'impression de voir une jeune femme brulée vive ou bien encore reçue par un mari violent à coup de marteaux. Après réflexion, j'ai l'impression de voir Nadine Trintignant couverte de bandelettes. Ambiance... dans la salle d'attente des admissions, j'en verrais deux autres. Un qui a subi l'opération pour laquelle je suis ici : il respire par la bouche, difficilement et on sent qu'il souffre. Guère encourageant. Pire est celui qui ne tarde pas à rejoindre un des sièges : il est recouvert d'une gaze et le reste de sa peau est couverte de bandage. On dirait, là aussi, un grand brulé...
Je suis finalement admis dans une chambre déjà occupé par un homme en chemise d'hôpital, d'une cinquantaine d'année à ce qu'il me semble au premier regard mais qui doit avoir plus car il est à la retraite. Nous serons camarades de chambre : je refuserais de prendre une chambre individuelle le lendemain, appréciant la compagnie de ce monsieur ancien vendeur de journaux qui me parle des difficultés de la presse et des problèmes qu'ont les kiosquiers à travailler leurs produits. Je ne comprendrais et ne retiendrais pas tout de ce qu'il me dira, les médicaments m'endormant, mais je suivrais grosso modo son propos.
L'opération, en
elle même, s'est fort bien déroulée, si l'on
excepte mon dos bloqué qui me fait souffrir et que je ne peux
soulager d'un voltarène pour ne faire coaguler mon sang. On me
donne un anti-douleur à la place mais il me donne surtout
envie de dormir... le réveil de l'anesthésie est
difficile : j'ai l'impression d'être un drogué qui
revient à lui-même. Mais bon, ça ne va pas trop
mal... mes parents sont là dans la chambre d'hôpital, un
peu désolés et inquiets de ne pas pouvoir me voir en
meilleure forme.
Je m'écroule
aussitôt leur départ à 20h40 ; je serais réveillé
plusieurs fois dans la nuit pour des soins mais dans l'ensemble, je
dors plutôt bien.
La journée du vendredi se passe plutôt bien, même si les médicaments continuent de me mettre dans un état un peu pitoyable. Je reçois la visite de ma mère, je lis – le passionnant livre entre BHL et Michel Houellebecq qui vaut largement plus que les mauvaises critiques ont bien voulu le faire croire et puis je m'endors du sommeil du juste le soir.
Samedi matin, on ne cesse de me répéter que le docteur va venir me retirer mes mèches du nez et que je vais avoir mal. Moi qui suis douillet, bizarrement, je suis presque sur que je n'aurais aucune douleur. Et effectivement, ça se passe très bien. Je suis sorti en fin de matinée et rapatrié en voiture.
Maintenant, je dois faire une dizaine de nettoyages journaliers de mon nez avec un sérum physiologique pour me purifier les sinus. Je respire déjà bien et je pense que la cicatrisation et reprise de la respiration se fera rapidement. Bon, néanmoins, selon le médecin, il me faudra attendre une dizaine de jours avant que je puisse sentir les effets bénéfiques de l'opération et que mes nuits soient de meilleures qualités...
04 mai 2008
Drapeau noir
Se demandant de plus en plus souvent à quoi sert un livre et à quoi bon en ouvrir un, l'auteur de ce blog, fatigué de ne pas trouver d'ouvrages qui soient attractifs, laisse temporairement ce blog au main du "drapeau noir". "La lecture est au seuil de la vie spirituelle ; elle peut nous y introduire : elle ne la constitue pas." - Marcel Proust
Il serait temps de vivre.
En attendant un retour prochain, je vous invite à consulter les archives de ce blog : il y a un forcément un ouvage qui vous intéressera.
31 décembre 2007
Bilan de fin d'année
Et voilà l’heure du bilan de l’année écoulée. Pour la première fois, j’ai fait un suivi de tous les livres que j’ai lu au cours de l’année 2007 – ou presque ! Les résultats sont éloquents puisque j’ai dévoré 160 livres. Rien que ça… et encore, je n’ai pas compté ce que je lis dans le cadre de mon travail et certains magazines n’ont pas été répertoriés dans ce listing. Cela nous fait une belle moyenne de trois livres lus par semaine ! Je lis décidément trop. Mais je ne suis pas encore au niveau de François Mitterrand qui lisait jusqu’à cinq livres en sept jours. Une de mes bonnes résolutions de l’année 2008 sera de lire moins, de plus faire attention à mes choix, car il y a eu beaucoup de mauvais ouvrages qui me sont passés entre les mains, et de prendre le temps de trouver des livres de valeurs qui nourrissent l’âme.
En attendant un prochain bilan, voici la liste des pires ouvrages que j’ai lu cette année (cliquez sur le titr pour lire la chronique) :
Henri IV de François Bayrou (pas chroniqué !)
La chambre noire de Longwood de Jean-Philippe Kauffmann (pas chroniqué !)
L'Ame de Napoléon de Léon Bloy
Le Retour des cendres de l'empereur Napoléon du général Gourgaud
Les châtiments de Victor Hugo (pas chroniqué !)
Néron de Roger Caratini (pas chroniqué !)
Rimbaud : L'heure de la fuite d'Alain Borer
Saint-Just et la force des choses de A. Ollivier (pas chroniqué !)
Quant aux meilleurs, les voici (cliquez sur le titre pour lire la chronique) :
Pour lire Jacques Lacan de Philippe Julien
Magazine l’Histoire – La révolution française (non chroniqué !)
L'étrange cas du docteur Jekyll et de Mr Hyde de Robert-Louis Stevenson
Les fleurs du mal de Charles Baudelaire
Le roi soleil se lève aussi de Philippe Beaussant
Le dictionnaire des Anges de Gustave Davidson
Archives des Anges de Alix de Saint-André
Qu'est-ce qu'une vie réussie ? de Luc Ferry
Les Provinciales de Blaise Pascal
Le diable en tête de Bernard Henri Lévy
Dans ce lot de livre, je n’ai guère hésité quant au choix du meilleur livre de l’année. J’ai mis de côté les Evangiles qui sont hors catégories, étant des livres saints, et je me suis concentré sur le reste. Sans commune mesure, c’est Qu'est-ce qu'une vie réussie ? de Luc Ferry qui m’a le plus enthousiasmé. Passionnant, fascinant, tellement jouissif pour l’intellect et tellement riche en érudition tout en restant accessible, je dois dire que j’ai passé une semaine extraordinaire à le dévorer. Juste derrière, arrivent Pour lire Jacques Lacan de Philippe Julien et Le roi soleil se lève aussi de Philippe Beaussant, ouvrages d’une extraordinaire intelligence et érudition dont je ne saurais trop vous conseiller la lecture !
29 octobre 2007
Adieu Thomas
Cher Thomas,
Vieux camarade.
Tant de bons souvenirs de nos éclats de rires lors de nos parties de jeu de rôle.
Tant de bons moments tellement tu étais séduisant, exaltant la vie de tout ton être.
Nous nous sommes perdus de vue. Ne nous revoyant qu’épisodiquement, lors de soirées. Mais les rires étaient toujours là. J’étais heureux de savoir que tu allais bien et sans doute réciproquement.
Malheureusement, d’autres en ont décidé autrement.
Puisses-tu reposer en paix au Ciel, en compagnie des Anges et des âmes pacifiées.
Puisses-tu sentir la lumière divine en toi.
Mes prières t’accompagnent.
A Dieu,
Menon
17 octobre 2006
Le roi chez Sénèque
"Le premier précepte d’un roi, c’est de savoir supporter la haine" - Sénèque (philosophe et dramaturge)
11 octobre 2006
Pourquoi Redeker ? - Bernard-Henri Lévy répond aux Islamistes
Magistrale réponse de BHL suite à "l'affaire Redeker" : je souscris complètement à ce texte :
Plus tard, peut-être, je dirai ce que je pense, sur le fond, du texte de Robert Redeker paru dans Le Figaro du 19 septembre.
Pour l'heure, le principe est simple et doit être affirmé sans nuance.
On ne discute pas avec un homme à terre, on le relève.
On n'engage pas une dispute avec quelqu'un qui, à cause d'un article, se voit menacé de mort, traqué, stigmatisé - on lui tend la main, on le défend et, quand on est un gouvernement, on le protège, on protège sa famille, on le reloge.
Bref, je me moque de savoir si ce qu'a dit M. Redeker était stupide ou avisé ; je ne veux pas avoir à me demander s'il est bon ou mauvais professeur, apprécié ou non par ses collègues, aimé de ses élèves, bien noté ; je ne veux même pas me poser la question de ce qu'il avait en tête au moment de donner pour publication le texte incriminé ; M. Redeker, dès lors que ce texte lui vaut d'avoir sur la tête, au pays des droits de l'homme et de Voltaire, une sorte de fatwa, mérite un soutien total, indiscuté, sans bémol.
La liberté d'opinion ne s'arrête-t-elle pas, s'inquiètent certains, là où commence le respect de l'opinion d'autrui ? Non. Elle s'arrête - et c'est tout autre chose - là où commencent l'appel à la haine raciale ou, pis, l'appel au meurtre sur fond de haine raciale : l'islam n'étant pas une race mais une religion, il s'ensuit que le texte, même faux, même idiot, d'un professeur de philosophie vitupérant le Coran n'entre pas dans cette catégorie ; et y entrerait-il d'ailleurs, l'argument religieux serait-il le masque, en la circonstance, d'une stigmatisation raciste inavouée, que ce serait aux tribunaux, et aux tribunaux seuls, d'en juger.
Le professeur n'était-il pas, insiste son ministre de tutelle, Gilles de Robien, tenu par un devoir, sinon de réserve, du moins de « modération » ? Non plus. Car autant le professeur est en effet astreint, dans l'exercice même de son métier, dans l'enceinte de sa salle de classe, à un devoir de neutralité, autant le citoyen est, quand il s'exprime dans un journal, libre de son propos ; et croire ou feindre de croire le contraire, confondre les deux rôles et adresser au chroniqueur les remontrances que l'on serait éventuellement fondé à adresser à l'enseignant (et encore ! dans les formes et procédures requises ! certainement pas comme cela, en public, par médias interposés, et alors que le nom de l'intéressé est déjà jeté aux chiens !), voilà qui est, de la part d'un ministre de la République, une incompréhensible ânerie doublée d'une faute juridique, politique, morale, inexcusable.
Et quant à ceux qui, enfin, soutiennent Redeker mais du bout des lèvres, quant à ceux qui ne le défendent qu'après avoir pris la peine de dire l'antipathie qu'il leur inspire, quant à ces gens qui, au MRAP par exemple, osent parler de « provocation » qui « génère l'inacceptable » et renvoient ainsi dos à dos l'inacceptable « agression » islamophobe et l'inadmissible menace de mort des islamistes qui lui « répondent », quant à tous ceux qui, çà et là, insinuent que si, ce qu'à Dieu ne plaise, ce « plumitif nauséabond » venait à subir le sort d'un Theo van Gogh à Amsterdam et était « puni » pour son « blasphème », il n'aurait que ce qu'il a cherché et serait la vraie cause du geste qui le tuerait - ceux-là, donc, c'est peu de dire qu'ils donnent la nausée : ils prennent le risque, et de justifier le crime, et d'affaiblir la République.
Car nous n'avons d'autre choix, au point où nous en sommes, que de défendre inconditionnellement le chroniqueur du Figaro, par ailleurs membre du comité de rédaction des Temps modernes.
Le contenu de son article, son caractère possiblement polémique ou injurieux, n'a, je le répète, strictement plus rien à faire dans un débat où ce qui est en cause, c'est, outre la vie d'un homme, ce principe de laïcité conquis de haute lutte, au fil des siècles, contre les abus de pouvoir, l'intolérance, d'autres Eglises.
Et il faut être conscient de ce que la moindre faiblesse dans ce débat, la moindre réserve orale ou même mentale quant à l'imprescriptible droit, pour chacun, de penser et imprimer ce que bon lui semble sur les religions et sur le reste, le moindre « malaise » concédé, la moindre « admonestation » ministérielle ou autre, la moindre indication suggérant qu'il y aurait des « limites » à ne pas franchir dans l'exercice de la libre pensée et qu'elles auraient, en l'espèce, été franchies serait un terrible cadeau fait à l'adversaire au milieu de la grande bataille en cours : comme dans l'affaire des caricatures ; comme au moment du tollé planétaire qui suivit le discours de Benoît XVI à Ratisbonne et le contraignit à des excuses ; comme avec la déprogrammation, la semaine dernière, à Berlin, d'un opéra de Mozart critiquant toutes les religions mais supposé, on ne sait pourquoi, offenser en particulier les musulmans...
Quand je dis « l'adversaire », j'entends (faut-il le préciser ?) non l'islam mais l'islamisme.
Quand je dis « la bataille en cours », je pense (faut-il, une fois de plus, le répéter ?) à la bataille que se livrent, en islam même, les partisans de la paix et de la guerre, de la démocratie et de la tyrannie - les héritiers de la haute civilisation musulmane et les prétendus théologiens qui tentent de s'approprier le Coran pour en faire un instrument de haine et de terreur.
29 septembre 2006
Un prof de philo menacé de mort après avoir publié une tribune sur l'islam
Un prof de philo menacé de mort après avoir publié une tribune sur l'islam
Par Alexandra LESIEUR
SAINT-ORENS-DE-GAMEVILLE (Haute-Garonne) (AFP) - Un professeur de philosophie, menacé de mort après la publication d'une tribune virulente sur l'islam dans Le Figaro, a été placé sous protection dans un endroit secret et n'assure plus ses cours depuis une semaine dans un lycée près de Toulouse.
Source : http://fr.news.yahoo.com/28092006/202/un-prof-de-philo-menace-de-mort-apres-avoir-publie.html










