28 novembre 2007

Et toi mon cœur pourquoi bas-tu de Jean d'Ormesson

J’ai relu avec un très grand plaisir Et toi mon cœur pourquoi bas-tu (sic) de Jean d’Ormesson. Cette anthologie de la poésie, très subjective, permet au célèbre académicien de nous régaler avec des pages de toutes beautés. Le romancier a une solide culture et cite ici pratiquement tous les poèmes ou extraits de textes qu’il connaît par cœur. Ces derniers sont classés en été, printemps, automne, hiver, mouvement ascendant donc, et découpés selon des axes thématiques comme l’amour, la mort, la religion, le bonheur, la... [Lire la suite]
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05 juillet 2007

Rimbaud : L'heure de la fuite d'Alain Borer

Cet ouvrage de la collection Gallimard Découvertes n’a que peu d’intérêt : refusant d’adopter un point de vue historique sur Arthur Rimbaud, Alain Borer – romancier et poète – tombe dans l’essai élitiste et orgueilleux. Aucune chronologie, donc, pour nous parler du parcours d’Arthur. Aucune réflexion de forme sur son style ou même de fond, mais plutôt, des réflexions oiseuses, éclatées, où Alain Borer ne fait que répéter que Rimbaud est un grand poète et que ceux ne l’aimant pas ne sont que des imbéciles ou des méchants. ... [Lire la suite]
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04 juillet 2007

Poésies - Une saison en enfer - Illuminations d'Arthur Rimbaud

Il y a, dans les poésies d’Arthur Rimbaud, ses premières, celles ouvrant ce recueil, un indéfinissable génie qui se manifeste à travers des images fortes, puissantes, hantées presque. Là où un Baudelaire convoque des sensations et des impressions, Rimbaud a le sens de la vérité, celle qui se trace au cœur et se lie à l’esprit. Pour autant, au fur et à mesure du parcours personnel de l’auteur, sa prose se fait de plus en plus inquiète, inquiétante, déstructurée, improvisée. Et au fur et à mesure que se délite le... [Lire la suite]
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23 juin 2007

Le Spleen de paris de Charles Baudelaire

Dans ces promenades, guères parisiennes au demeurant, mais urbaines certainement, Charles, Baudelaire du nom, hume un air pas si beau que cela, celui des Hommes et de leurs tristesses affligeantes, leurs romances tristes et malheureuses, leurs dégoûts de l’être, leurs petitesses de souffrance. Dans ce Spleen de Paris – musicalité des phrases affirmée par l’auteur ; pourtant il ne s’agit pas de poésies mais plutôt de récréations mélancoliques, de petites histoires sans lendemain, cruelles ou cyniques, ironiques et... [Lire la suite]
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21 juin 2007

Les fleurs du mal de Charles Baudelaire

Peintures pleines d’effluves malodorantes, d’orgies trop tardivement terminées. Femmes en plâtres, battues par une mauvaise fortune suicidaire. Messieurs esseulés que la vie a trop gâté et dont le palais est devenu comme de pierre. Et fleurs. Fleurs du mal. Femmes en nage, épines aux vents, peaux parfumées et voix traînante. Il y a, dans ce recueil de poésies de violentes immondices qui tachent l’âme, des rêves horribles et infatigables, des langueurs sensuelles et raffinées qui font au corps des larmes pour se... [Lire la suite]
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24 août 2006

Réversibilité de Charles Baudelaire

Je dédie ce très beau poème de Charles Baudelaire auquel je ne comprends pas grand chose, mais qui m'enchante, à celle que j'aime :     Ange plein de gaieté, connaissez-vous l'angoisse,     La honte, les remords, les sanglots, les ennuis,     Et les vagues terreurs de ces affreuses nuits     Qui compriment le cœur comme un papier qu'on froisse ?     Ange plein de gaieté, connaissez-vous l'angoisse ?         Ange plein de bonté, connaissez-vous la haine,... [Lire la suite]
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14 avril 2006

Illumination(s)

Illumination(s) Parler – parlez moi… Par l’émoi que je ressens, Moi, je dévie de la route. Je suis la fleur sur le chemin… là je suis abandonnée, Mes pétales sont des étales pour le corps de la colombe. Je suis une prune mure et juteuse à la robe sombre. Encore la route qui me dévie de moi. Et pas à pas je m’éloigne de la Terre – cette mère Dont j’abhorre l’odeur chaste et plénière ; Je suis la pluie qui sourit au corbeau dont les plumes s’ébrouent. Ma... [Lire la suite]
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