27 juillet 2014

Ballades en jargon homosexuel de François Villon

Voilà ce qui s’annonçait comme une bonne idée, a priori. Selon le traducteur, Thierry Martin, Villon – en ses Ballades – aurait utilisé un argot, celui de la coquille, pour raconter de turpitudes amours homosexuels sous couverts de mots anodins. Mais las ! Jamais l’auteur ne vient justifier clairement d’où il tire ses prétendus connaissances. La langue de Villon étant presque morte, ou en tout cas illisible aujourd’hui, on peut faire tout dire à ses Ballades. Consterné et interdit, le lecteur découvre l’obsession de Villon pour... [Lire la suite]
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29 octobre 2013

Hédonisme

Dissoudre le lendemain dans un présent Perpétuel ; Paix et légèreté. Garder le contact visuel avec La beauté.   Merci aux muses diaphanes et Aux fées, aux déesses, aux fleurs. Ecrevisses noyées dans le bleu du bonheur ; Regard sur l’immensité d’un volcan.   Rires d’enfants. Cuisine pâle dans le matin gris D’un dimanche éteint.   Détente. Repos. Corps allongé. Accueil de l’Etre. Prière des aimants. Vivre à propos et ne jamais s’oublier pour autant.
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27 octobre 2013

Colibrias

                  Colibrias – printemps clair ; ciel azur Racines demain ; instants présents – Lune toujours sereine ; rire du géant.   Ecrit – rivière de demain Estime de soi et peine de la guerre. Filles fortes ; femmes douces. Rivières : quelles destinations ?   Se vit la vie comme on boit son vin Doux, frais, poisson frétillant. Ecrevisses rouges ; peinture magnifique.   Détail sanguin. Tableau. Mouvement. Rires... [Lire la suite]
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28 janvier 2013

Aimer la mort

  Nous quêtons la mort, nous désirons le néant. Pour ne plus jamais avoir à connaître le désespoir de la vie. Emprisonnés dans une cellule géante, aux contacts de milliers de détenus – morts de trop aimer ; morts de ne pas assez être aimés ; nous regardons notre âme se dévider, pour l’éternité. Oui, c’est la mort que nous désirons, d’un désir puissant et insatiable. Nous la voulons tellement, mais la peur nous gagne. L’objet de notre désir est comme une maîtresse cruelle. Un refus de sa part, nous condamnerait à un... [Lire la suite]
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10 août 2012

Paix

Paix, père. Déroule le rouleau devant mes yeux Que s’ouvre pour nous deux les Cieux.   Splendeurs du chant indien, Violence du rêve américain. Génocide. Fondation de notre nation.   Nous sommes brûlés. Talmud. Livres volés. Dérobés. Ecriture sauvage ; éclats de mots.   Ratures. L’enfant apprend à écrire Et défenestre sa vie ; Ecrire : perversion totale. Paroles : maladie courante.   Morts. Tous morts. Nous ne sommes que des morts en sursis. Nous voulons la mort, tels de... [Lire la suite]
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09 août 2012

Démence

Ailes. Chants tressés de vie de l'oiseau. Courage. Louanges montantes toutes d'écumes. Volupté. Beauté fougueuse des femmes. Eden. Vie parfaite sous la lune gibbeuse et pleine.   Tu m'as nourri du tonnerre. Tu m'as ensemencé du mouroir. Ta gourde a versé en moi une rivière brûlante de poix et d'huile brûlante.   Ensanglanté, je cours. Vers la rivière trop profonde... la mort m'y attend, pleine et féconde.   D'avoir raté ma vie, qu'attendre de demain ? D'avoir raté mon amour, que me reste-t-il pour la... [Lire la suite]
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28 juin 2012

Ce train

Est-il loin ce train qui, jadis, se promenait le long du lac ? Je me le rappelle : blême comme le visage défait de mon père, battu à mort un soir ; il courait sur ses rails, agile et décidé.
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22 juin 2012

J'ai chassé des vents dont le seul crime était d'exister ; j'ai acculé des maisons à devenir des asiles.   L'âme du sang a flanché sous la force du torrent et la rivière a vomi des récifs blêmes.   Le père a raconté sa naissance au fils qui, mort, a étreint ses bras autour de son rêve.   L'immense angoisse le regarde, mais la vie ne songe qu'à se perpétuer ;   voilà pourquoi il se dit des paroles muettes que le temps ne saurait conserver.
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27 juin 2011

Des astres

Nous embrassons des astresdont la peinture rugit.Murs blancs et ciel noir faste – des coulis de rouge dans la gorge ; tu vis.
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07 octobre 2010

Belle...

Belle est la cité aux toits flottants sur un matin clair de printemps et qui luit dans la nuit d'une lumière pleine de vie.   Belle est la porcelaine qui dans son armoire attend avec patience, seule dans le noire de servir un met aux teintes rosées pour ravir le palais d'une aimée.   Belle ; si belle et frivole ma vie se déchaîne comme une horloge détraquée.   Et j'entends le son du silence le son brulant du vide en moi déposé
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