02 janvier 2017

Poésie improvisée I

Cette porte ouverte sur un torrent déchaîné : C'est toi, c'est nous, c'est notre vie déportée. Le pont relie notre désespoir à notre salut - mais quel que soit le soin que nous mettons à le parcourir, à quêter la sortie, nous nous sentons perdus.
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18 août 2016

Des cadavres sur la plage

Une marée de poissons s’étale sur le sable ; Alors qu’ils frétillent et tentent de respirer, Je vois la mer qui se retire, vague brisée ; Ne pouvant fuir, ils meurent haïssables.   Leur langue de souffrance dressée, marine, Laisse sur mes lèvres un goût amer et vide ; Tandis qu’eux, corps abandonnés, se dévident Je voudrais avaler leur chair, leur urine.   Leur mort ressemble par moment à la mienne : Elle capte l’âme d’un monde tant désolé, Et toute ma force, tout mon amour et ma haine, Ne... [Lire la suite]
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12 août 2016

Si seulement...

Si seulement je pouvais étirer ma douleur et en faire un coffre où ranger mon âme. Toi, oui, toi, tu en aurais la clé et la garde… Mais de tels désirs, risibles, ne peuvent aujourd’hui que me faire rougir. Le dépôt de mon être n’appartient hélas qu’à moi et à mon dieu. Mais lui, hélas !, trouve mon trésor sans valeur aucune. Là où se trouve mon cœur respire aujourd’hui un abime aux contours indistincts. Je prie pour qu’on vienne le combler mais je te fais grâce de mes espoirs. Je me sais condamné.
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10 août 2016

Tu portais...

Tu portais ce pull trop large et, à ton épaule, pendait un vieux sac à mains ; D’une main tremblante, à cause du manque, tu l’ouvris pour y chercher un mouchoir. Tes larmes, se mêlant à ton rimmel, laissaient sur ta peau des coulées noires Et, d’une voix tremblante, tu te rassurais en m’assurant que « ça irait mieux demain. »   Mais demain n’est jamais venu. Une fois rentrée chez toi, tu as dressé Le long du mur, une corde, une potence, pour y pourrir Tu t’es souvenue que tu n’avais décidément plus aucune... [Lire la suite]
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08 août 2016

Elle se donne à voir

Bon, voilà : il m’arrive d’écrire de la poésie mais c’est très difficile, lorsque l’on écrit, de savoir si un texte a de la valeur ou pas. Alors, je me permets d’en poster un. Surtout, soyez francs : si vous détestez, n’hésitez pas à le faire savoir. Ca ne me dérange pas. Je veux juste avoir un peu de retour. Si vos avis sont positifs, eh bien, euh, soyez modérés, je ne suis pas à l’aise avec les compliments ^^ :   Elle se donne à voir dans la clarté lumineuse de la clairière, dévoilant la splendeur de son Etre, dégageant une... [Lire la suite]
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15 mars 2015

Ecrits polémique I

Douleur. Ecriture de l’horreur. Espace poussif. Désir de l’inhumain. Crâne brûlé : Cancer. Ectoplasme meurtrier. Langue ennemie – sang écarlate.   Regard. Désir de mort. Destruction. Le clan te tuera. Père Mère – laideur monstrueuse. Créature satanique.   Douleur. D’exister. Suicide. Regard destructeur. Se voir soi-même emporté par la maladie. Longvoyant. Ecriture sauvage.   Renaissance. Perte de son âme. Mor(t)sure. Religion. Sang. Sang. Beaucoup de sang. Révélation. Rédemption.
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10 mars 2015

C’était un été

C’était un été Mordoré et de pourpre vêtu Comme un rayon de douceur de ton astre porté Un de ces délicieux été   Longtemps, l’astre brillant sur nos têtes Nous courrions haletants dans l’eau glacée A mi-cuisse.   Longtemps. Trop longtemps. Qu’ai-je perdu en toi que je ne sais retrouver ? L’odeur d’une île perdue et de moi seul connue ? Cet été, je le revivrais si je le pouvais.   Le vent est là. Il chavire des odeurs de rêve. Le vent se raconte à mes oreilles blessées. Je n’entends plus que lui... [Lire la suite]
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13 février 2015

Etre

L’éternité se plait Sur le creux de tes reins A s’épanouir.   Langueur d’un soir d’été ; Volets tirés, fenêtre ouverte ; Encre bleu sur notre cahier commun. Livre ouvert : Cantique.   Ecrivant des pensées Secrètes et pudiques ; L’or des fous Se convoite dans un devenir éternel.   Image aimante ; Icône désirable ; Ecrit tendre ; Lune de sable fin.
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30 juillet 2014

Les fleurs du mal de Charles Baudelaire

Je déteste Baudelaire, c’est ainsi. Pourtant, il est limpide. Pourtant, son pessimisme radical me séduit. Mais sa poésie me semble bien pauvre. Ainsi de ses chutes, toujours plates, dont on perd à chaque fois la rime. Effort louable mais résultat médiocre. Et comme il se complait dans son manteau plein de spleen, se regardant dans un miroir réfléchissant sa complète superficialité et son incroyable médiocrité ! Nihiliste, aurait écrit Nietzsche : car au lieu d’élever l’Homme, il l’abaisse ; plutôt que de chanter les... [Lire la suite]
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27 juillet 2014

Ballades en jargon homosexuel de François Villon

Voilà ce qui s’annonçait comme une bonne idée, a priori. Selon le traducteur, Thierry Martin, Villon – en ses Ballades – aurait utilisé un argot, celui de la coquille, pour raconter de turpitudes amours homosexuels sous couverts de mots anodins. Mais las ! Jamais l’auteur ne vient justifier clairement d’où il tire ses prétendus connaissances. La langue de Villon étant presque morte, ou en tout cas illisible aujourd’hui, on peut faire tout dire à ses Ballades. Consterné et interdit, le lecteur découvre l’obsession de Villon pour... [Lire la suite]
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