10 février 2020

Wilderness de Jim Morrison

Ce n’est pas sans enthousiasme que j’ai rouvert ce recueil de poèmes fracassés de Jim Morrison, chanteur de The Doors, dont j’appréciais tant les vers déstructurés à une époque. Las ! ce petit livre bilingue m’est tombé des mains. Toute la différence entre Morrison et Rimbaud, dont il est un des « disciples », c’est que ce dernier a été formé au classicisme et a travaillé avec ardeur ses vers avant de se libérer de toute forme académique pour rechercher un « dérèglement de tous les sens ». Morrison, lui, n’a... [Lire la suite]
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21 janvier 2020

Les couleurs de l’amour de Rûmî, calligraphies de Lassaâd Metoui

Le plus célèbre des mystiques musulmans, n’en déplaise aux passionnés de Hallâj, reste malgré tout, en occident, Rûmî (Mohammad Djalal Al-Din Balkhî, 1207-1273) qui fut foudroyé après sa rencontre avec Shams ed Dîn Tabrîzî, qui devint son maître ; foudroyé d’amour pour un maître, donc, qui, dans l’éthique communicationnelle religieuse soufie, devint Allah pour Rûmî afin qu’il pût aimer d’amour son Dieu avant de passer du corps concret au non-être absolu, et de se noyer ainsi d’amour en Allah. Les poésies recueillies dans Les... [Lire la suite]
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30 juin 2019

Le livre de la pauvreté et de la mort de Rainer Maria Rilke

C’est un Arthur Adamov (écrivain, traducteur et auteur dramatique français d'origine russo-arménienne) particulièrement inspiré qui s’est attelé à la traduction et adaptation (il le reconnaît lui-même, il lui a fallu parfois trahir le texte original pour en restituer le sens) du Livre de la pauvreté et de la mort de Rainer Marie Rilke. Après une introduction pleine d’humilité dans laquelle Adamov exprime son souhait de faire entendre le plus justement possible la poésie de Rilke, on entre directement dans le texte de l’auteurs des... [Lire la suite]
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02 mars 2017

Déchirure

Ce monde brisé. Ce désespoir déversé dans une poche de sang. Goute à goute, la semence infecte infiltre mon âme et corrompt mon souffle. Je me sens avili par l’écrevisse écarlate qui se nourrit de mes déchets. La rondeur sombre du vide enlace la courbe amoureuse du récit enkysté autour de ma langue. Qui me libèrera de la semence ? Qui me livrera ? Sarx to soma ! Haine !! Colère !! Hurlement de la bête !! Oh Maître infâme, comme tu m’as corrompu ! Oh, comme je te hais ! Silence, pierres... [Lire la suite]
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02 janvier 2017

Poésie improvisée I

Cette porte ouverte sur un torrent déchaîné : C'est toi, c'est nous, c'est notre vie déportée. Le pont relie notre désespoir à notre salut - mais quel que soit le soin que nous mettons à le parcourir, à quêter la sortie, nous nous sentons perdus.
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18 août 2016

Des cadavres sur la plage

Une marée de poissons s’étale sur le sable ; Alors qu’ils frétillent et tentent de respirer, Je vois la mer qui se retire, vague brisée ; Ne pouvant fuir, ils meurent haïssables.   Leur langue de souffrance dressée, marine, Laisse sur mes lèvres un goût amer et vide ; Tandis qu’eux, corps abandonnés, se dévident Je voudrais avaler leur chair, leur urine.   Leur mort ressemble par moment à la mienne : Elle capte l’âme d’un monde tant désolé, Et toute ma force, tout mon amour et ma haine, Ne... [Lire la suite]
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12 août 2016

Si seulement...

Si seulement je pouvais étirer ma douleur et en faire un coffre où ranger mon âme. Toi, oui, toi, tu en aurais la clé et la garde… Mais de tels désirs, risibles, ne peuvent aujourd’hui que me faire rougir. Le dépôt de mon être n’appartient hélas qu’à moi et à mon dieu. Mais lui, hélas !, trouve mon trésor sans valeur aucune. Là où se trouve mon cœur respire aujourd’hui un abime aux contours indistincts. Je prie pour qu’on vienne le combler mais je te fais grâce de mes espoirs. Je me sais condamné.
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10 août 2016

Tu portais...

Tu portais ce pull trop large et, à ton épaule, pendait un vieux sac à mains ; D’une main tremblante, à cause du manque, tu l’ouvris pour y chercher un mouchoir. Tes larmes, se mêlant à ton rimmel, laissaient sur ta peau des coulées noires Et, d’une voix tremblante, tu te rassurais en m’assurant que « ça irait mieux demain. »   Mais demain n’est jamais venu. Une fois rentrée chez toi, tu as dressé Le long du mur, une corde, une potence, pour y pourrir Tu t’es souvenue que tu n’avais décidément plus aucune... [Lire la suite]
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08 août 2016

Elle se donne à voir

Bon, voilà : il m’arrive d’écrire de la poésie mais c’est très difficile, lorsque l’on écrit, de savoir si un texte a de la valeur ou pas. Alors, je me permets d’en poster un. Surtout, soyez francs : si vous détestez, n’hésitez pas à le faire savoir. Ca ne me dérange pas. Je veux juste avoir un peu de retour. Si vos avis sont positifs, eh bien, euh, soyez modérés, je ne suis pas à l’aise avec les compliments ^^ :   Elle se donne à voir dans la clarté lumineuse de la clairière, dévoilant la splendeur de son Etre, dégageant une... [Lire la suite]
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15 mars 2015

Ecrits polémique I

Douleur. Ecriture de l’horreur. Espace poussif. Désir de l’inhumain. Crâne brûlé : Cancer. Ectoplasme meurtrier. Langue ennemie – sang écarlate.   Regard. Désir de mort. Destruction. Le clan te tuera. Père Mère – laideur monstrueuse. Créature satanique.   Douleur. D’exister. Suicide. Regard destructeur. Se voir soi-même emporté par la maladie. Longvoyant. Ecriture sauvage.   Renaissance. Perte de son âme. Mor(t)sure. Religion. Sang. Sang. Beaucoup de sang. Révélation. Rédemption.
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