02 décembre 2005

Nous autres modernes d'Alain Finkielkraut

Dans cet excellent livre, aux accents toutefois quelque peu passéistes, Alain Finkielkraut dépeint ce qu’est la Modernité. D’ailleurs, qu’entends-t-on par là ? Simplement ce que signifie « être moderne » : donc être en rupture avec les anciens.Et être moderne, qu’est-ce c’est ? C’est se singulariser culturellement parlant vis-à-vis du passé, de se mettre en position de novation (néologisme ?) et d’avancée. Avec un grand talent et une sensibilité qui n’a rien de niaise, le philosophe Finkielkraut envisage la douleur et le drame... [Lire la suite]
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02 décembre 2005

Lettres à l'opinion éclairée de Jacques-Alain Miller

A l’origine des Lettres à l’opinion éclairée de Jacques-Alain Miller, un manquement a une règle du droit de la presse par le rédacteur en chef de la revue de psychanalyse freudienne… Le monsieur cite JAM, émet des remarques erronées, et lorsqu’il reçoit le droit de réponse de l’intéressé refuse de le passer, arguant que JAM n’a pas su lire son texte et y voit des choses qui n’y sont pas. Le droit de la presse est un droit inaliénable : du moment que vous êtes cité dans un journal, que ce soit en bien ou en mal, vous avez le droit... [Lire la suite]
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02 novembre 2005

Interview de l'Abbé Pierre

L'Abbé Pierre « J'ai connu la passion »Le fondateur d'Emmaüs, 91 ans, voudrait que soit inscrit sur sa tombe : « Il a essayé d'aimer. » A l'occasion du cinquantième anniversaire de son appel de l'hiver 54, il revient sur l'engagement d'une vie en faveur des pauvres, sur sa traversée du siècle, sur ses passions. Interview testament. Propos recueillis par Jérôme Cordelier Les vacanciers de cette station de ski huppée des montagnes suisses ne savent pas que, derrière la façade discrète de cette maison d'accueil, en retrait de la... [Lire la suite]
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02 septembre 2005

La nausée de Jean-Paul Sartre

Années 30, à Bouville, en France. Roquentin vit de rien, ou plutôt d’une rente. Pour tuer le temps, il écrit un livre d’histoire sur un Marquis… Il tient aussi son journal et c’est à travers son journal que l’on apprend qu’il vient de subir une sorte d’attaque, de crise de folie, qu’il a baptisé la Nausée… Comment peut-on écrire un livre aussi bouleversant, aussi vrai ? Lire La nausée, c’est faire l’expérience vertigineuse du mal être. Pour aimer ce livre, et le comprendre, il faut avoir connu soi... [Lire la suite]
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02 septembre 2005

Eugène Oneguine d'Alexandre Pouchkine

Eugène Onéguine de Alexandre Pouchkine est un roman composé entièrement en vers. En l’ouvrant, je m’attendais à découvrir une œuvre lyrique, romantique et tourmentée. Quelle n’a pas été ma surprise de découvrir un texte plein de légèreté mettant certes en scène une histoire d’amour des plus romantique, mais gardant une tonalité ironique surprenante. L’histoire est celle d’Eugène, jeu noble désoeuvré et ennuyé par la vie, qui se lie avec un poète idéaliste. Ce compagnon s’amourache de la belle Olga et Tatiana, la jeune sœur de... [Lire la suite]
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02 septembre 2005

Oncle Vania de Anton Tchekhov

Perdu dans une maison de campagne, des hommes et des femmes se sentent perdus et abandonnés de tous. Surtout d’eux même en fait… Thème central de la pièce Oncle Vania, l’Ennui suffoque littéralement les héros, livrés à leur propre vacuité. Certains sont objectifs sur ce qu’ils sont ; d’autres, illusionnés, se vivent comme ils croient être perçus par les autres. L’amour est là, mais pas tellement comme une liberté, mais plutôt une autre manière de s’enchaîner, de se donner une raison de vivre. Tous souhaitent leur mort en... [Lire la suite]
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02 septembre 2005

Le joueur de Fédor Dostoïevski

Etrange livre, étrange livre que Le joueur de Fédor Dostoïevski… Déjà, l’écriture : on songe à Flaubert ou Maupassant, mais aussi au roman noir américain et au roman policier anglais. Trois façons de narrer un récit qui appartiennent tout à la fois, et parfois en même temps, à trois genres pourtant différents de littératures. Ensuite, la nervosité du récit : livre court, ramassé ; écriture compactée, dense ; un maximum d’information dans un minimum de pages. Enfin, le thème et le titre.... [Lire la suite]
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02 août 2005

L'idiot de Fédor Dostoïevski

Soulignons d’emblée une particularité essentielle à ce livre : L’Idiot n’a pas de structure, ou plutôt une structure explosée, un peu comme un peintre qui aurait projeté à l’aide de son pinceau des coups de peintures sur une toile… De fait, ce roman de Fédor Dostoïevski a certes un début et une fin, mais il serait très difficile de définir le plan du livre. Voir carrément impossible. C’est un roman de la contingence, en ce sens que, au gré de ses rencontres et des évènements qu’il vit, le prince Mychkine donne au récit le visage... [Lire la suite]
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02 août 2005

Gorgias

Pour tous ceux qui pensent qu'une discussion de philosophie est aussi lourde et soporifique qu’un concert de Mireille Matthieu, je vous invite à lire le Gorgias de Platon. Son maître Socrate s'entretient poliment avec un sophiste (soit un maître en rhétorique) qui a déjà une belle carrière derrière lui. Trop faible, Gorgias se fait verbalement rosser par un Socrate qu'on ne connaissait pas aussi sévère et dur. Le jeune Polos, assistant de son maître, vient à sa rescousse, mais Socrate le domine et Polos passe pour le dernier des... [Lire la suite]
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02 janvier 2005

Le discours du maître

Introduction personnelle au texte à suivre : Voilà un discours fascinant prononcé par Jacques Lacan en 1969 à l’université Vincennes. Pourquoi fascinant ? Tout d'abord, parce qu'on réalise d'un coup la violence générée par mai 68 : un amphi ayant une telle attitude aujourd'hui choquerait. Mais là, regardez bien la façon dont Jacques Lacan est invectivé comme "Lacan" ; une sorte d'identité brève (son nom) semble limiter son être. Il n'est pas un... [Lire la suite]
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