03 juillet 2007

Maximes et réflexions diverses de la Rochefoucauld

Quelle valeur accorder à nos vertus ? La magnanimité, le goût de l’amitié, le courage sont-ils le reflet de notre moi profond ou la manifestation de notre orgueil et vanité ? Lorsque nous confessons nos défauts en public, lorsque nous pleurons la mort d’un être cher ou encore si nous clamons notre amour pour nos proches, le faisons-nous sans aucune arrière pensée, en cœur sincère ou bien nous livrons-nous à une insupportable manifestation de notre amour propre ? Le duc François VI de la Rochefoucauld (1613-1680), écrivain,... [Lire la suite]
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30 juin 2007

L'étrange cas du docteur Jekyll et de Mr Hyde et autres récits fantastiques de Robert-Louis Stevenson

Avant Sigmund Freud, Robert Louis Stevenson imagina L’étrange cas du docteur Jekyll et Mister Hyde, un fabuleux court roman mettant en lumière l’inconscient humain, notre part d’ombre inaliénable… Le texte de Stevenson a une force qui reste aujourd’hui totale : par son traitement onirique, la construction remarquable de l’histoire, le mystère jamais dévoilé au cours du livre mais ne cessant de tarauder le lecteur, ce livre est en passe de devenir un mythe : Hyde a vécu au cinéma de nombreuses aventures et sans cesse, le... [Lire la suite]
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23 juin 2007

Le Spleen de paris de Charles Baudelaire

Dans ces promenades, guères parisiennes au demeurant, mais urbaines certainement, Charles, Baudelaire du nom, hume un air pas si beau que cela, celui des Hommes et de leurs tristesses affligeantes, leurs romances tristes et malheureuses, leurs dégoûts de l’être, leurs petitesses de souffrance. Dans ce Spleen de Paris – musicalité des phrases affirmée par l’auteur ; pourtant il ne s’agit pas de poésies mais plutôt de récréations mélancoliques, de petites histoires sans lendemain, cruelles ou cyniques, ironiques et... [Lire la suite]
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21 juin 2007

Les fleurs du mal de Charles Baudelaire

Peintures pleines d’effluves malodorantes, d’orgies trop tardivement terminées. Femmes en plâtres, battues par une mauvaise fortune suicidaire. Messieurs esseulés que la vie a trop gâté et dont le palais est devenu comme de pierre. Et fleurs. Fleurs du mal. Femmes en nage, épines aux vents, peaux parfumées et voix traînante. Il y a, dans ce recueil de poésies de violentes immondices qui tachent l’âme, des rêves horribles et infatigables, des langueurs sensuelles et raffinées qui font au corps des larmes pour se... [Lire la suite]
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13 juin 2007

Les Frères Karamazov de Fédor Dostoïevski

Les frères Karamazov de Fédor Dostoïevski n’est pas un roman comme les autres. Il dépasse le simple concept de récit pour toucher à la métaphysique. Il refuse le carcan de littérature pour parler de religion et de philosophie… Qu’on en juge : un roman policier de plus de 900 pages dont l’enquête ne commence qu’à la page 600 est-il réellement un roman policier ? Son récit est éclaté, complexe et baroque, mais résumable néanmoins : le père Karamazov a dérobé à son fils Dimitri une partie de la fortune devant lui revenir depuis la... [Lire la suite]
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05 juin 2007

Le chef-d'oeuvre inconnu et autre nouvelles d'Honoré de Balzac

Le chef d’œuvre inconnu n’est pas un roman d’Honoré de Balzac, mais un recueil de nouvelles commençant justement par ce élèbre récit du père de la Comédie humaine dont a été tiré le film La belle noiseuse. On nage alors en pleine peinture, Balzac réussissant le tour de force de faire jaillir, par des mots, les couleurs d’un tableau, son texte devenant une œuvre dépassant le simple cadre du roman pour enfanter la présence de la toile et presque goûter les couleurs. Tour de force pour un récit plutôt classique mettant en... [Lire la suite]
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04 juin 2007

Les carnets du sous-sol de Fédor Dostoïevski

Réfugié dans son sous-sol, le personnage que met en scène Dostoïevski ne cesse de conspuer l’humaine condition pour prôner son droit à la liberté. Et il n’a de répit qu’il n’ait, dans son discours, humilié, diminué, vilipendé les amis de passage ou la maîtresse d’un soir. Un monologue féroce et imprécatoire : ainsi l’éditeur Actes Sud présente-t-il ce livre de Dostoïevski. Perdu dans un sous-sol, soit enfermé en lui-même, un homme contemple la scandaleuse horreur de sa vie. Rejeté par la société, bien qu’il semble... [Lire la suite]
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30 mai 2007

L'existentialisme est un humanisme de Jean-Paul Sartre

Avec son Etre et le néant, Jean-Paul Sartre ne se doutait sans doute pas du raz de marée qu’il allait générer : la philosophie devient soudainement très populaire à Paris et tout le monde ne parle plus que d’existentialisme. Les critiques fusent contre son livre, de la part des communistes lui reprochant de ne pas être assez matérialiste et des Chrétiens de trop s’y adonner. Un peu déboussolé, Sartre décide de tenir une conférence pour remettre les choses au point. Il a surtout peur de voir les communistes le... [Lire la suite]
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28 mai 2007

Le Prince Victor Napoléon de Laetitia de Witt

Ce livre, contrairement à ce que son titre laisse à croire, n’est pas seulement une biographique du Prince Victor Napoléon (1862 – 1926), mais aussi une thanatographie du bonapartisme. Qu’on me pardonne ce néologisme, mais le consacrer pour ce livre n’a rien d’exagéré lorsque l’on a lu l’ouvrage de Laetitia de Witt. Cette descendante de la famille même de Victor a en effet recueilli une documentation solide, parfois inédite – archives familiales – pour tracer le portrait de son ancêtre et la chute finale du... [Lire la suite]
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23 mai 2007

Les Bonaparte : Des esprits rebelles de Charles Napoléon

  Pourquoi parler toujours de Napoléon Ier lorsque le reste de sa famille reste souvent inconnue ? Une famille qui plus est passionnante… Dans Les Bonaparte, des esprits rebelles, Charles Napoléon, (descendant de la branche Bonaparte par Jérôme, le frère cadet du premier empereur), se livre à une présentation de quelques grands noms de son illustre dynastie. Prennent ainsi vie devant nous des personnalités fortes au destin passionnant : -Charles Bonaparte : il s’agit du père de Napoléon Ier. On découvre... [Lire la suite]
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