23 février 2015

Heidegger, l'introduction du nazisme dans la philosophie : Autour des séminaires inédits de 1933-1935 d’Emmanuel Faye

Martin Heidegger, on le sait, s’est clairement compromis en devenant membre du parti nazi de 1933 à 1944. Mais ses thuriféraires avaient beau jeu d’expliquer que si l’implication politique du « plus grand philosophe du XXe siècle » était hélas avérée, sa pensée restait vierge de tout lien avec les idées d’Hitler. Sans compter que ses cours furent même l’occasion pour lui de faire acte de résistance philosophique. Et tout ceci, bien sûr, sans même évoquer ses nombreux étudiants juifs (Levinas, Arendt, etc.) qui lui vouèrent... [Lire la suite]
Posté par Menon à 12:43 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

22 février 2015

Fatherland de Robert Harris

Dans le genre « la montagne accouche d’une souris », voici Fatherland de Robert Harris ! Pourtant, tout avait si bien commencé : nous voilà en 1964 dans une Allemagne dirigée par Hitler. Un Hitler qui a conquis l’Europe mais qui s’enlise sur le front de l’Est. Un Hitler sur le point de signer avec son ennemi, les Etats-Unis, un traité de paix : le président Kennedy ne vient-il pas saluer le chancelier du Reich ? Lorsque l’inspecteur March découvre le corps mort d’un homme flottant dans l’eau, il... [Lire la suite]
Posté par Menon à 13:23 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
21 février 2015

Demain les barbares de Franck Poupart

Edité à compte d’auteur, Demain les barbares n’est pas signé par un professionnel de la profession, comme on le dit. Mais à la lecture de ce (premier ?) roman, on reste tout de même impressionné par la qualité du style, la peinture psychologique des personnages et le souci, palpable, de renouer avec l’idée du grand roman. Poupart nous donne à voir une France en pleine déliquescence. Paralysée par une crise économique, son territoire sali par des bandes armées, enkystée de violence et de haine, la France a mal, la France a peur... [Lire la suite]
Posté par Menon à 14:21 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
20 février 2015

« Libé » - L’œuvre impossible de Sartre de Bernard Lallement

Aujourd’hui, bien peu de citoyens lisent Libération. Il n’en reste pas moins un des grands quotidiens français. S’il est parfaitement intégré au paysage médiatique français, on oublie trop rapidement que son histoire est sans doute unique dans l’histoire de la presse française contemporaine. Lancé en 1973 par de jeunes maoïstes, Libération est un journal de huit pages proposé sans aucune publicité, financé par ses lecteurs, et « dirigé » par le grand romancier et philosophe Jean-Paul Sartre. C’est justement sur les liens... [Lire la suite]
Posté par Menon à 13:20 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
19 février 2015

Plastic Jesus de Poppy Z. Brite

« J’ai toujours été convaincue que le monde aurai été meilleur si John [Lennon] et Paul [McCartney] avaient été amants. Bon, je sais qu’ils n’étaient pas gays. C’est un rêve. Je sais qu’il y a beaucoup de dingues des Beatles et que, parmi eux, il yen aura un pourcentage que ça va beaucoup énerver. Je n’y peux rien. » Voilà comment Poppy Z. Brite, plus connue pour son roman vampirique Ames perdues ou sa biographie de Courtney Love s’offre ici sa fanfiction où John et Paul sont rebaptisés Seth et Payton et où l’histoire des... [Lire la suite]
Posté par Menon à 13:18 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
18 février 2015

Inconnu à cette adresse de Kressmann Taylor

On peine à croire qu’Inconnu à cette adresse ait pu être écrit en 1938. Parce qu’avoir été capable, à cette époque, de comprendre aussi bien ce que l’idéologie nazie était en train de produire impressionne. L’histoire est simple, mais parfaite : Martin et Max sont deux marchands d’art qui ont monté leur galerie aux Etats-Unis en 1932. Martin préfère retourner en Allemagne et abandonne l’affaire à Max qui est Juif. Tous deux correspondent avec chaleur et amitié. Mais alors qu’Hitler accède au pouvoir, Martin change radicalement... [Lire la suite]
Posté par Menon à 13:18 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

17 février 2015

Lanzarote de Michel Houellebecq

Si, vraiment, Michel Houellebecq avait le projet de rendre hommage à l’île de Lanzarote à travers ce très court roman, il a échoué. Après tout, de Lanzarote, il n’est finalement jamais question. Ce sont plutôt les sujets du libertinage sexuel, des sectes (avec la présence des Raëliens) et de pédophilie dont il est question. Et comme à son habitude, l’auteur fait très fort. En quelque-chose comme 70 pages, il associe comme il a su si bien le faire dans Plateforme tourisme et libéralisme sexuel et secte et recherche de transcendance,... [Lire la suite]
Posté par Menon à 10:16 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
16 février 2015

American vertigo de Bernard-Henri Lévy

J’aime Bernard-Henri Lévy. J’ai lu pratiquement tous ses livres et je n’ai que très rarement regretté mes lectures. Mais là, pour le coup, je dois avouer que j’ai trouvé American vertigo tellement vide que j’ai sauté l’épilogue final. Pourtant, le concept était intéressant : refaire le voyage organisé par Tocqueville et relaté dans De la démocratie en Amérique pour dresser un nouveau portrait de la capitale du monde. Seulement, constitué de reportages, le livre souffre d’une absence complète de plan ; de l’absence totale... [Lire la suite]
Posté par Menon à 10:14 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
15 février 2015

Un roman français de Frédéric Beigbeder

Un roman français est un roman proustien. Ici, ce n’est pas la madeleine qui invite Beigbeder à retracer son enfance, mais son incarcération après qu’il ait été surpris, en compagnie de quelques amis, à sniffer de la cocaïne sur le toit d’une voiture, en plein Paris. J’aime bien Beigbeder. Son film L’amour dure trois ans était aussi frais qu’amusant ; Oona & Salinger ou Windows on the world furent de bons romans, légers et dynamiques à la fois. Mais pour le coup, j’ai trouvé son Roman français sans grand intérêt. ... [Lire la suite]
Posté par Menon à 10:12 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
14 février 2015

Splendeurs et misères des courtisanes de Balzac

Ainsi donc, c’est dans ce roman que Balzac nous raconte la suite du passionnant Les illusions perdues. Hélas, tout ceux qui avaient aimé Lucien et se réjouissaient à l’idée de poursuivre ses aventures en seront pour leurs frais. Car Lucien ne fait strictement plus rien dans ce roman pachydermique qui s’avère aussi impraticable qu’une marche forcée en brousse. Notre jeune héros se retrouve sous la direction de l’abbé Carlos Herrera derrière lequel se cache en réalité Vautrin, apparu dans Le père Goriot. C’est lui le personnage... [Lire la suite]
Posté par Menon à 10:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]