17 mars 2015

Interventions 2 de Michel Houellebecq

Compilation d’articles, interviews et autres introductions signées par Michel Houellebecq, Interventions 2 souffre d’une absence totale de plan, problème évident structurel à ce genre d’anthologie, mais qui ici gène vraiment puisqu’il n’y a pratiquement aucune idée exprimée par Houellebecq. Il ne suffit pas de se donner l’air d’être capable de parler d’art, de poésie ou de littérature pour savoir sortir des platitudes habituelles. Houellebecq n’a en fait strictement rien à nous apprendre sur des questions pourtant essentielles à son... [Lire la suite]
Posté par Menon à 20:32 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

16 mars 2015

La métaphysique de François Fédier

C’est de la métaphysique aristotélicienne que part François Fédier dans ce cours qui ressemble à s’y méprendre à une introduction parfaite à la philosophie d’Heidegger. Les questions de l’étant et de l’être de l’étant sont ainsi abordées dans la vive clarté de leur révélation – la métaphysique s’impose alors comme une ouverture à une question sur le fait d’exister et de ce qu’il y a de plus dans l’Homme que dans l’animal. Par ailleurs, F. Fédier s’interroge sur la philosophie post-aristotélicienne une fois abandonnée la question de... [Lire la suite]
Posté par Menon à 20:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
15 mars 2015

Le magnétisme des solstices de Michel Onfray

Lorsque Michel Onfray dévoile celui qu’il est dans un énième Journal, le lecteur – effaré – découvre un être profondément repoussant, bouffi de certitudes et dégueulant volontiers sa détestation de tous ceux ne pensant pas comme lui et ne sacrifiant pas à son culte de l’hédonisme dont il est assurément le prophète. Une immondice qui justifie le mépris dans lequel on doit tenir son auteur.
Posté par Menon à 18:01 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
15 mars 2015

Ecrits polémique I

Douleur. Ecriture de l’horreur. Espace poussif. Désir de l’inhumain. Crâne brûlé : Cancer. Ectoplasme meurtrier. Langue ennemie – sang écarlate.   Regard. Désir de mort. Destruction. Le clan te tuera. Père Mère – laideur monstrueuse. Créature satanique.   Douleur. D’exister. Suicide. Regard destructeur. Se voir soi-même emporté par la maladie. Longvoyant. Ecriture sauvage.   Renaissance. Perte de son âme. Mor(t)sure. Religion. Sang. Sang. Beaucoup de sang. Révélation. Rédemption.
Posté par Menon à 10:35 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
14 mars 2015

L’histoire de la philosophie française depuis les années 1960 d’Alain Badiou

Ce livre n’est pas, contrairement à ce que ton titre laisse croire, un essai, mais bien une anthologie d’articles écrits par Alain Badiou concernant des ouvrages majeurs de philosophes français tel Le Pli de Deleuze. Le résultat est consternant : écrit dans une langue illisible, chacune des recensions établies par Badiou aboutit à des articles indigestes desquels on ne comprend rien. Clairement, il y a chez Badiou le besoin d’écrire dans une langue hermétique de manière à ne pas être compris et à jouir de posséder un savoir... [Lire la suite]
Posté par Menon à 17:54 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
13 mars 2015

Psychologie des foules et analyse du Moi de Sigmund Freud

Pour S. Freud, il ne saurait y avoir de psychologie collective. Bien qu’il entame ce texte fameux par une présentation et un éloge du livre Psychologie des foules de Gustave Le Bon, Freud ne peut admettre qu’il existerait, comme le pense son illustre collègue, quelque-chose qui ressemblerait à un esprit grégaire. On retrouve cette opposition marquée de Freud à la question du groupe dans son refus d’adopter l’hypothèse de l’inconscient collectif jungien. Ainsi, comme tout un chacun possède son inconscient et son histoire psychique,... [Lire la suite]
Posté par Menon à 17:54 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

11 mars 2015

La mort selon Martin Heidegger

"Des centaines de milliers meurent en masse. Meurent-ils ? Ils périssent. Ils sont tués. Meurent-ils ? Ils deviennent les pièces de réserve d'un stock de fabrication de cadavres. Meurent-ils ? Ils sont liquidés discrètement dans des camps d'anéantissement. Et sans cela — des millions périssent aujourd'hui de faim en Chine. Mourir cependant signifie porter à bout la mort dans son essence. Pouvoir mourir signifie avoir la possibilité de cette démarche. Nous le pouvons seulement si notre essence aime l'essence de la mort ( "Wir... [Lire la suite]
Posté par Menon à 14:38 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
10 mars 2015

C’était un été

C’était un été Mordoré et de pourpre vêtu Comme un rayon de douceur de ton astre porté Un de ces délicieux été   Longtemps, l’astre brillant sur nos têtes Nous courrions haletants dans l’eau glacée A mi-cuisse.   Longtemps. Trop longtemps. Qu’ai-je perdu en toi que je ne sais retrouver ? L’odeur d’une île perdue et de moi seul connue ? Cet été, je le revivrais si je le pouvais.   Le vent est là. Il chavire des odeurs de rêve. Le vent se raconte à mes oreilles blessées. Je n’entends plus que lui... [Lire la suite]
Posté par Menon à 19:49 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
02 mars 2015

Le ravissement de Britney Spears de Jean Rolin

C’est parce qu’elle pourrait bien être la cible d’une tentative d’enlèvement par un groupuscule islamiste que Britney Spears se voit surveillée par un agent secret français envoyé la protéger à Los Angeles… A partir d’un pitch ô combien amusant, Jean Rolin compose un roman qui s’ingénie à une tentative d’épuisement du réel ; en l’occurrence par la cartographie d’une Los Angeles dont il s’ingénie à délimiter avec le maximum de précision la notion de territoire. Pour ce qu’il en est de miss Britney, l’auteur s’en sort très bien.... [Lire la suite]
Posté par Menon à 14:01 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
01 mars 2015

Du néant de la vie d’Arthur Schopenhauer

Ce recueil se compose de deux textes : « Sur la doctrine de l’indestructibilité de notre réel par la mort » puis « Affirmation et négation de la volonté de vivre ». C’est à une doctrine ésotérique de type oriental que nous convie « Sur la doctrine de l’indestructibilité de notre réel par la mort » : Schopenhauer est en effet particulièrement attaché à l’idée que notre mort ne signifie pas la cessation de notre existence. Si notre personnalité disparait, reste le noyau irréductible de... [Lire la suite]
Posté par Menon à 13:59 - - Commentaires [0] - Permalien [#]