03 août 2014

Aphorismes sur la sagesse dans la vie d’Arthur Schopenhauer

Bien que relativement conséquent, cet ouvrage de Schopenhauer peut se résumer très facilement, attendu que sa thèse est contenue dans ses premières pages. N’est heureux qu’un seul type d’homme, celui qui vit par et pour ses facultés intellectuelles et créatrices et réfugié dans la plus complète solitude. Tout le reste, en somme, ne constitue qu’en un long développement destiné à démontrer l’inanité de toute position contraire. Est ainsi ardemment critiqué la capacité de l’homme à perdre son temps au jeu. Mais plus encore, ce que... [Lire la suite]
Posté par Menon à 15:05 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

02 août 2014

Contre Marcion de Tertullien

Cet essai magistral (mais lourd, ô combien !), s’inscrit dans ce que l’on pourrait appeler le projet d’une anthropologie chrétienne réaliste et intégrale. Marcion refusait le dieu de l’Ancien Testament et estimait que le Christ est venu annoncer un nouveau dieu qui n’aurait été qu’Amour et douceur. Mais une telle doctrine n’aboutit – outre le fait qu’elle est scandaleusement fausse – qu’à une complète aberration : l’Homme n’est cause de rien ; sans histoire sainte ; indigne d’exister ; sa chair, sa... [Lire la suite]
Posté par Menon à 15:04 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
31 juillet 2014

Le manteau de Tertullien

Voilà le genre d’essai qui me laisse coi. Tertullien a récemment adopté le manteau des philosophes. On lui en fait reproche. Il s’explique. Comme il est pénible de lire des disputes d’une telle médiocrité. Sur une proposition aussi médiocre, on le devine, Tertullien – grand, parmi les pères de l’Eglise – ne peut que développer qu’une réflexion faible, pour ne pas dire honteusement médiocre, dans laquelle il pontifie pour justifier une décision à laquelle on ne comprend rien et qui nous semble, aujourd’hui, un tel non évènement qu’on... [Lire la suite]
Posté par Menon à 21:36 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
30 juillet 2014

Les fleurs du mal de Charles Baudelaire

Je déteste Baudelaire, c’est ainsi. Pourtant, il est limpide. Pourtant, son pessimisme radical me séduit. Mais sa poésie me semble bien pauvre. Ainsi de ses chutes, toujours plates, dont on perd à chaque fois la rime. Effort louable mais résultat médiocre. Et comme il se complait dans son manteau plein de spleen, se regardant dans un miroir réfléchissant sa complète superficialité et son incroyable médiocrité ! Nihiliste, aurait écrit Nietzsche : car au lieu d’élever l’Homme, il l’abaisse ; plutôt que de chanter les... [Lire la suite]
Posté par Menon à 21:34 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
29 juillet 2014

Lacan et la boite de mouchoirs – Saison 1 de Chris Simon

Les critiques sur Amazon sont unanimes à applaudir cet ouvrage racontant une psychanalyse. A la lecture, on se demande bien pourquoi. Certes, l’auteur a une jolie plume. Certes, on suit son histoire avec plaisir. Mais de psychanalyse, il n’est jamais question. Les quelques échanges qu’entretient la patiente avec son analyste sont d’une platitude telle qu’on se demande si l’auteur a seulement lu une ligne de Freud. C’est simple : il n’y a rien. Du reste, la névrose de son héroïne reste bien mystérieuse puisque la romancière se... [Lire la suite]
Posté par Menon à 21:33 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
28 juillet 2014

Les travailleurs de la mer de Victor Hugo

Il est devenu difficile de lire aujourd’hui un tel ouvrage si on le prend dans une édition sans appareil critique. En effet, le père Hugo use et abuse du vocabulaire maritime, au point où on reste souvent interdit face à des descriptions auxquelles on ne comprend rien. Mais le cœur de l’histoire, me direz-vous ? On peut le résumer ainsi : après qu’un steamer se soit échoué en mer, un jeune marin – séduit par la fille de l’homme qui l’a fait construire – se rend au lieu du naufrage pour en sauver la machine afin de... [Lire la suite]
Posté par Menon à 21:33 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

27 juillet 2014

Trésor d’amour de Philippe Sollers

Bien que Philippe Sollers prétende ici signer un roman, il n’en est rien. Ce Trésor d’amour et en réalité une petite étude (au clavecin, qu’il affectionne) du rapport de Stendhal à l’amour. On ne lit plus Stendhal s’exclame Sollers dans cet ouvrage. Et de le regretter. Pourtant, à le lire, on constate que l’ancien soldat de Napoléon n’avait pas vraiment le chic pour vivre de grandes et belles histoires d’amour. Par contre, reconnaissons-le, il en parlait très bien et, surtout, il écrivait avec talent la petite musique de l’âme... [Lire la suite]
Posté par Menon à 20:54 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
27 juillet 2014

Ballades en jargon homosexuel de François Villon

Voilà ce qui s’annonçait comme une bonne idée, a priori. Selon le traducteur, Thierry Martin, Villon – en ses Ballades – aurait utilisé un argot, celui de la coquille, pour raconter de turpitudes amours homosexuels sous couverts de mots anodins. Mais las ! Jamais l’auteur ne vient justifier clairement d’où il tire ses prétendus connaissances. La langue de Villon étant presque morte, ou en tout cas illisible aujourd’hui, on peut faire tout dire à ses Ballades. Consterné et interdit, le lecteur découvre l’obsession de Villon pour... [Lire la suite]
Posté par Menon à 13:54 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
26 juillet 2014

La Magie de Rondha Byrne

Le concept de Pensée positive n’est pas inintéressant. Il a pour lui le mérite de proposer à l’Homme de se reconditionner selon des vibrations harmonieuses et de réfuter, en lui, ses tendances à l’acédie. Mais alors ! Quelle bêtise que cette méthode ! Elle insiste pour que, jour après jour, on se livre à de petits exercices ayant pour but de renforcer la bonne image que nous nous faisons de notre existence. Mais comme tout cela est lamentablement petit et médiocre ! Un exemple : tous les jours, pendant les 28... [Lire la suite]
Posté par Menon à 21:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
26 juillet 2014

La voix humaine de Jean Cocteau

Une femme, chez elle, seule, appelle son amant. La ligne est régulièrement coupée, la conversation hachée. Du reste, on ne lit que ses propos, jamais celui de l’homme. Quelle est la situation ? A en croire la quatrième de couverture, la femme parle à un homme qui vient de la quitter pour une autre. Je n’ai pas compris cela. De rupture, il n’est jamais question. De l’autre, non plus. Par contre, cette femme marque une nette tendance à la névrose : souffrance, tentative de suicide. On est là dans la figure féminine qui... [Lire la suite]
Posté par Menon à 11:58 - - Commentaires [0] - Permalien [#]