28 juillet 2014

Les travailleurs de la mer de Victor Hugo

Il est devenu difficile de lire aujourd’hui un tel ouvrage si on le prend dans une édition sans appareil critique. En effet, le père Hugo use et abuse du vocabulaire maritime, au point où on reste souvent interdit face à des descriptions auxquelles on ne comprend rien. Mais le cœur de l’histoire, me direz-vous ? On peut le résumer ainsi : après qu’un steamer se soit échoué en mer, un jeune marin – séduit par la fille de l’homme qui l’a fait construire – se rend au lieu du naufrage pour en sauver la machine afin de... [Lire la suite]
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27 juillet 2014

Trésor d’amour de Philippe Sollers

Bien que Philippe Sollers prétende ici signer un roman, il n’en est rien. Ce Trésor d’amour et en réalité une petite étude (au clavecin, qu’il affectionne) du rapport de Stendhal à l’amour. On ne lit plus Stendhal s’exclame Sollers dans cet ouvrage. Et de le regretter. Pourtant, à le lire, on constate que l’ancien soldat de Napoléon n’avait pas vraiment le chic pour vivre de grandes et belles histoires d’amour. Par contre, reconnaissons-le, il en parlait très bien et, surtout, il écrivait avec talent la petite musique de l’âme... [Lire la suite]
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27 juillet 2014

Ballades en jargon homosexuel de François Villon

Voilà ce qui s’annonçait comme une bonne idée, a priori. Selon le traducteur, Thierry Martin, Villon – en ses Ballades – aurait utilisé un argot, celui de la coquille, pour raconter de turpitudes amours homosexuels sous couverts de mots anodins. Mais las ! Jamais l’auteur ne vient justifier clairement d’où il tire ses prétendus connaissances. La langue de Villon étant presque morte, ou en tout cas illisible aujourd’hui, on peut faire tout dire à ses Ballades. Consterné et interdit, le lecteur découvre l’obsession de Villon pour... [Lire la suite]
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26 juillet 2014

La Magie de Rondha Byrne

Le concept de Pensée positive n’est pas inintéressant. Il a pour lui le mérite de proposer à l’Homme de se reconditionner selon des vibrations harmonieuses et de réfuter, en lui, ses tendances à l’acédie. Mais alors ! Quelle bêtise que cette méthode ! Elle insiste pour que, jour après jour, on se livre à de petits exercices ayant pour but de renforcer la bonne image que nous nous faisons de notre existence. Mais comme tout cela est lamentablement petit et médiocre ! Un exemple : tous les jours, pendant les 28... [Lire la suite]
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26 juillet 2014

La voix humaine de Jean Cocteau

Une femme, chez elle, seule, appelle son amant. La ligne est régulièrement coupée, la conversation hachée. Du reste, on ne lit que ses propos, jamais celui de l’homme. Quelle est la situation ? A en croire la quatrième de couverture, la femme parle à un homme qui vient de la quitter pour une autre. Je n’ai pas compris cela. De rupture, il n’est jamais question. De l’autre, non plus. Par contre, cette femme marque une nette tendance à la névrose : souffrance, tentative de suicide. On est là dans la figure féminine qui... [Lire la suite]
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25 juillet 2014

Erasme de Stefan Zweig

La figure d’Erasme est joliment peinte par Zweig à travers ce petit ouvrage. Grand humaniste attaché a la liberté de conscience ; figure intellectuelle majeure de son époque, Erasme nous est peint comme le grand penseur qu’il fut. Toutefois, reconnaissons que l’anonymat dans lequel est tombé ce grand théologien démontre qu’il est sans aucun doute passé de mode et que ses dits et écrits ne sont plus de notre temps. Ce n’est pas pour autant une raison de bouder son plaisir : Zweig aime celui à qui il consacre un ouvrage et,... [Lire la suite]
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25 juillet 2014

Magellan de Stefan Zweig

Zweig livre un essai assez médiocre sur l’histoire de Magellan. Médiocre parce que la vie du grand navigateur n’a, au fond, que peu de relief et que son voyage même nous déçoit pas son absence d’aventure. En effet, il ne suffit pas d’affronter la mer et de traverser des épreuves pour émouvoir et impressionner le lecteur. Encore faut-il que le récit témoigne et enseigne une expérience symbolique. J’entends par là le fait qu’aucun voyage ne peut durablement marquer l’esprit du lecteur si ce dernier ne contient pas une dimension... [Lire la suite]
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01 juillet 2014

Ma mort

Ils sont là, tapis tout près... il veulent ma mort. Ce sont eux qui veulent me faire du mal. Ils sont partout. Ils sont légions. J'éliminerai tout ceux qui voudront me prendre ma vie. Ou bien je les laisserai faire. Encore, je ne sais pas. Parce que je ne suis pas un être humain. Mais un chien. Et encore, pas même un vrai ! Alors, ils ont sans doute le droit de me tuer. Oui. Mais de me faire du mal, non. Et ils ne tuent, ils blessent, jouissant de la souffrance qu'ils m'infligent. Ce sont des pervers.Et ils veulent me faire du... [Lire la suite]
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22 juin 2014

Vive la mort !

Le Hagakure – « guide pratique et spirituel destiné aux guerriers » (Wikipédia) – écrit pour les samouraïs nous enseigne que l’amour fanatique de la mort est essentiel au samouraï pour tenir son rang. Je crois, effectivement, que si nous vivions chaque minute de notre vie comme si elle allait être suivie par notre mort, notre rapport au temps et à l’être serait radicalement différent.   « Notre sœur la mort », écrivait saint François d’Assise dans son Cantique des créatures… pourquoi sommes nous si vaincus... [Lire la suite]
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17 mai 2014

De la difficulté à être

Nous sommes en guerre - une guerre qui refuse de dire son nom. De cette guerre dirigée contre notre être nous sortons perpétuellement défaits. Et pour cause puisque nous ne savons pas que nous la menons.   De la difficulté à être. De la douleur d'exister. De la douleur d'exprimer ce que nous sommes.   La vie est une saloperie sans nom à laquelle nous ne nous sommes jamais donnés. On nous a livrés à elle comme d'autres livrent des otages. Nous sommes des condamnés à l'existence. Des condamnés à être et à oublier... [Lire la suite]
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