01 août 2007

Chronique d'une mort annoncée de Gabriel Garcia Marquez

Voilà un livre bien étrange : court, pas plus de 130 pages, et pourtant d’une grande densité, donnant l’impression, après l’avoir refermé, d’avoir suivi une histoire longue et complexe… Pourtant, Chronique d’une mort annoncée raconte une histoire d’honneur et de vengeance tellement classique qu’on serait prêt à jurer l’avoir déjà lu. Et pourtant… Gabriel Garcia Marquez, prix Nobel de littérature, arrive, à partir d’un matériau stéréotypé, à donner vie à une histoire qui, il faut bien le reconnaître, vous marque. Mais quelle... [Lire la suite]
Posté par Menon à 18:46 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

28 juillet 2007

Thomas l'obscur de Maurice Blanchot

Plus de 300 pages de descriptions psychologiques, de phénoménologie de l’émotion, de l’affect et du ressentis : voilà à quoi on s’attaque en lisant Thomas l’obscur de Maurice Blanchot. 300 pages c’est long, très long même et par moment, ne le nions pas, on finit par complètement décrocher. Imaginez un jeune homme s’appelant Thomas et dont la psychologie se révèle sombre et quelque peu tourmentée… Ce garçon rencontre une certaine Anne, perdue de l’amour et qu’elle retrouve ou plutôt découvre avec Thomas. Arrive alors Irène,... [Lire la suite]
Posté par Menon à 10:39 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
25 juillet 2007

Pour lire Jacques Lacan de Philippe Julien

Voilà un livre vraiment exceptionnelle ! Si vous vous intéresser à la théorie psychanalytique de Jacques Lacan, Pour lire Jacques Lacan de Philippe Julien deviendra votre livre de chevet. Ce que l’auteur a réalisé en un peu plus de 200 pages tient du tour de force. Reprenant de manière chronologique les écrits, séminaires et articles de Jacques Lacan, il propose un récit dense et complet de l’évolution de la théorie lacanienne du retour à Freud. En d’autres termes, vous aurez dans ce livre toute l’histoire de la pensée de... [Lire la suite]
Posté par Menon à 20:08 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
05 juillet 2007

Rimbaud : L'heure de la fuite d'Alain Borer

Cet ouvrage de la collection Gallimard Découvertes n’a que peu d’intérêt : refusant d’adopter un point de vue historique sur Arthur Rimbaud, Alain Borer – romancier et poète – tombe dans l’essai élitiste et orgueilleux. Aucune chronologie, donc, pour nous parler du parcours d’Arthur. Aucune réflexion de forme sur son style ou même de fond, mais plutôt, des réflexions oiseuses, éclatées, où Alain Borer ne fait que répéter que Rimbaud est un grand poète et que ceux ne l’aimant pas ne sont que des imbéciles ou des méchants. ... [Lire la suite]
Posté par Menon à 22:30 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
04 juillet 2007

Poésies - Une saison en enfer - Illuminations d'Arthur Rimbaud

Il y a, dans les poésies d’Arthur Rimbaud, ses premières, celles ouvrant ce recueil, un indéfinissable génie qui se manifeste à travers des images fortes, puissantes, hantées presque. Là où un Baudelaire convoque des sensations et des impressions, Rimbaud a le sens de la vérité, celle qui se trace au cœur et se lie à l’esprit. Pour autant, au fur et à mesure du parcours personnel de l’auteur, sa prose se fait de plus en plus inquiète, inquiétante, déstructurée, improvisée. Et au fur et à mesure que se délite le... [Lire la suite]
Posté par Menon à 07:33 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
03 juillet 2007

Maximes et réflexions diverses de la Rochefoucauld

Quelle valeur accorder à nos vertus ? La magnanimité, le goût de l’amitié, le courage sont-ils le reflet de notre moi profond ou la manifestation de notre orgueil et vanité ? Lorsque nous confessons nos défauts en public, lorsque nous pleurons la mort d’un être cher ou encore si nous clamons notre amour pour nos proches, le faisons-nous sans aucune arrière pensée, en cœur sincère ou bien nous livrons-nous à une insupportable manifestation de notre amour propre ? Le duc François VI de la Rochefoucauld (1613-1680), écrivain,... [Lire la suite]
Posté par Menon à 18:11 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

30 juin 2007

L'étrange cas du docteur Jekyll et de Mr Hyde et autres récits fantastiques de Robert-Louis Stevenson

Avant Sigmund Freud, Robert Louis Stevenson imagina L’étrange cas du docteur Jekyll et Mister Hyde, un fabuleux court roman mettant en lumière l’inconscient humain, notre part d’ombre inaliénable… Le texte de Stevenson a une force qui reste aujourd’hui totale : par son traitement onirique, la construction remarquable de l’histoire, le mystère jamais dévoilé au cours du livre mais ne cessant de tarauder le lecteur, ce livre est en passe de devenir un mythe : Hyde a vécu au cinéma de nombreuses aventures et sans cesse, le... [Lire la suite]
Posté par Menon à 12:18 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
23 juin 2007

Le Spleen de paris de Charles Baudelaire

Dans ces promenades, guères parisiennes au demeurant, mais urbaines certainement, Charles, Baudelaire du nom, hume un air pas si beau que cela, celui des Hommes et de leurs tristesses affligeantes, leurs romances tristes et malheureuses, leurs dégoûts de l’être, leurs petitesses de souffrance. Dans ce Spleen de Paris – musicalité des phrases affirmée par l’auteur ; pourtant il ne s’agit pas de poésies mais plutôt de récréations mélancoliques, de petites histoires sans lendemain, cruelles ou cyniques, ironiques et... [Lire la suite]
Posté par Menon à 20:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
21 juin 2007

Les fleurs du mal de Charles Baudelaire

Peintures pleines d’effluves malodorantes, d’orgies trop tardivement terminées. Femmes en plâtres, battues par une mauvaise fortune suicidaire. Messieurs esseulés que la vie a trop gâté et dont le palais est devenu comme de pierre. Et fleurs. Fleurs du mal. Femmes en nage, épines aux vents, peaux parfumées et voix traînante. Il y a, dans ce recueil de poésies de violentes immondices qui tachent l’âme, des rêves horribles et infatigables, des langueurs sensuelles et raffinées qui font au corps des larmes pour se... [Lire la suite]
Posté par Menon à 16:56 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
13 juin 2007

Les Frères Karamazov de Fédor Dostoïevski

Les frères Karamazov de Fédor Dostoïevski n’est pas un roman comme les autres. Il dépasse le simple concept de récit pour toucher à la métaphysique. Il refuse le carcan de littérature pour parler de religion et de philosophie… Qu’on en juge : un roman policier de plus de 900 pages dont l’enquête ne commence qu’à la page 600 est-il réellement un roman policier ? Son récit est éclaté, complexe et baroque, mais résumable néanmoins : le père Karamazov a dérobé à son fils Dimitri une partie de la fortune devant lui revenir depuis la... [Lire la suite]
Posté par Menon à 07:02 - - Commentaires [1] - Permalien [#]