24 mars 2008
Neil Young, The Rza et Bruce Springsteen
Vivement conseillés sont les disques que je vous présente rapidement :
Entraînant à sa suite les musiciens de Pearl Jam, Neil Youg livre un superbe album rock avec Mirror Ball. Si on regrettera que la présence d’Eddie Veder, chanteur de Pearl Jam, se limite à des chœurs sur un morceau, force est de constater que malgré une voix plutôt folk, Young en a sous le pied, notamment sur le superbe premier morceau, tout droit échappé d’une taverne de pirates amateurs de métal.
Superbe film, superbe bande son : introuvable en France, mais disponible en import, réservez une oreille attentive à l’OST de Ghost Dog, signé par un des rappeurs les plus côté des USA : The RZA. Presque pas de chansons sur ce disque, mais des musiques entre le blues, le sample et le jazz pour une ambiance remarquable, urbaine, froide et torturée. Une pépite.
Il refuse de se laisser débrancher et rallume la guitare électrique dès le deuxième morceau : Bruce Springsteen signe avec Unplugged un superbe album de folk rock avec de très beaux morceaux comme Lucky Town, Human Touch ou Darkness on the edge of town. Vivement conseillé pour son ambiance bluesy avec la voix virile et cassée du Boss.
01 mars 2008
American recording IV de Johnny Cash

Ils sont rares les disques qui vous touchent et s’imposent à vous par leur qualité, leur honnêteté et leur éthique.
Le American Recording IV de feu Johnny Cash en fait partie. Composé de 14 superbes morceaux country, il propose à la fois des reprises (Hurt de Nine Inch Nails, The first time I ever saw your face de Ewan MacColl, Personal Jesus de Depeche Mode ou encore In my life des Beatles) et des morceaux originaux de Cash.
Servi par la voix de baryton dépressif du chanteur et un accompagnement minimaliste laissant toute la place à cette voix d’outre tombe et aux paroles, ce disque nous donne à entendre un grand de la musique populaire américaine, sur la fin de sa vie, hanté par l’idée de sa mort prochaine, de la confrontation avec Jésus et du sort de son âme.
Magnifique, émouvant (écouter le tragique récit de I hung my head), Johnny Cash, seul ou en duo (avec la douce Fiona Apple ou le rugueux Nick Cave) éblouit par sa maîtrise vocale, son sens du rythme, sa capacité à personnaliser des classiques du répertoire rock et prouve que le vieil homme qu’il était lors de cet enregistrement surclassait encore d’une tête la quasi-totalité de la scène rock d’aujourd’hui.
14 janvier 2008
Sketches of Spain de Miles Davis
Précipitez-vous sur Sketches of Spain qui propose un enregistrement du Concerto d’Arenjuez enregistré par Miles Davis : un classique de la musique classique espagnol repris en version jazz, ça ne court pas les rues. Et surtout, que c’est beau ! Sans compter qu’il est produit par Gil Evans, producteur de Jimi Hendrix. Le résultat vous entraînera dans un rêve coloré andalou avec des sons de trompette étourdissants, et d’une mélancolie lascive. Typiquement le genre de disque à écouter un jour de canicule ou au lit avec celui ou celle que l’on aime.
Sonny Jazz
13 janvier 2008
Let it bleed des Rolling Stones
Quel chef d’œuvre que Let it bleed, album des Rolling Stones. La bande de Mick Jagger est à son zénith et livre un disque parfait sans rien à jeter. On retrouve deux tueries rock avec Gimme Shelter et Midnight Rambler, deux magnifiques ballades avec You can’t always get what you want (bien meilleure que les versions live et qui finit dans un délire gospel jouissif) et You got the silver (superbe blues de Keith Richards). Et tout ça sans oublier la magnifique reprise de Love in vain ou le délirant et agressif I’m a monkey. A consommer sans modération.
Universal / Polygram
12 janvier 2008
Emancipation de Prince
Ce triple CD de Prince est une vraie merveille. Emancipation marque la rupture avec la maison de disque Warner : Prince a enfin pu casser le contrat le liant à ses « esclavagistes » et il retrouve enfin la joie de vivre. Ainsi, cet énorme album est rempli de joie, d’optimisme et d’amour. Toutes les chansons exhalent la vie et le bien être. On passe un moment extraordinaire à son écoute, entre des morceaux de funk, des ballades soul et même de la house music ! Si vous êtes fan de Prince, précipitez-vous sur Emancipation : c’est une des meilleures chose qu’il ait enregistré depuis sa période bénie des années 80 et franchement, il a rarement été aussi brillant d’un point de vue musical et vocal.
Capitol
08 janvier 2007
Quelques disques à ne pas râter
Trois albums superbes que j’ai reçus pour mon noël et que je ne saurais trop vous conseiller :
-On commence par les Rolling Stones et leur Beggars Banquet : un des meilleurs disques des Stones à l’époque où ils étaient grands. On retrouve sur ce LP quelques pépites comme Sympathy for the Devil, Stray Cat Blues ou le sublime Salt of the earth. Bluesy, torturé et brûlant, ce disque est une pure merveille.
-Passons à Depeche Mode et son Broken Fame. Second album du meilleur groupe électro au monde. A l’époque, le quator a perdu son compositeur, parti vers d’autres aventures musicales. Martin Gore s’improvise alors auteur / compositeur. Si le groupe estime que ce second skeud est leur plus mauvais, il contient pourtant quelques pépites comme Secret Garden, Leave in silence ou Shouldn’t have done that. A noter que l’album a été réédité en version remixé, avec une partie DVD proposant l’album en 5.1, un court concert (plus court que ce qu’annonce le tracklisting au dos de la pochette !) et des faces B de l’époque.
-Enfin, voilà un bonheur musical : le Piano Works de Craig Armstrong. On y retrouve nombre de ses thèmes pour films (Roméo + Juliette, Moulin Rouge…) joués uniquement au piano. Je ne les connaissais pas dans leurs versions originales, mais ici, en tout cas, on touche au génie. S’il ne faut pas écouter ce disque quand on a le blues, on est invité à le déguster enroulé au chaud sous sa couette avec l’amour de sa vie à côté de soi. Très mélancolique, construit comme un orfèvre taille ses pierres. Torturé et terrible, mais indispensable.
26 décembre 2006
Bande à part de Nouvelle Vague et Love des Beatles
Bande à part, le second album de Nouvelle Vague est plus difficile d’accès que le premier car les chansons sont moins connues, même si on retrouve des singles de Blondie ou du New Order. Quant aux arrangements, ils donnent une impression décevante au début, l’album semblant un peu fade, mais au fil des écoutes cette impression s’estompe. Au final, on a beaucoup de plaisir à retrouver des morceaux plus ou moins connus des années 80 dans des arrangements Bossa Nova délicieux, leur donnant une atmosphère parfois chaude, parfois sensuelle, parfois mélancolique, voir même angoissante.
Rien à voir, donc, avec l’album Love des Beatles. Une excellente compilation réalisée à partir des masters des chansons des Fab Four. Le son est génial, et on redécouvre les morceaux qui n’ont jamais été aussi agréables à écouter. Les producteurs (Georges Martin, qui a travaillé sur tous les albums des Beatles, et ici son fils) ont fait un boulot terrible en s’amusant à créer des medleys et en faisant des collages musicaux. Ainsi retrouve-t-on le violon de tel morceau sur un autre ou le son d’une batterie collée à une autre chanson. Le résultat est très agréable pour les fans des Beatles qui redécouvriront leurs morceaux cultes. Du coup, cette compilation intéressera aussi bien le fan que le néophyte.
30 août 2006
Francis Albert Sinatra & Antonio Carlos Jobim - l'album
Il y a des disques, comme ceux là qui sont magiques. Comme un parfum, leur mélodie s’accroche à vous et vous laisser sur la peau, la langue, comme une odeur, un goût particulier.
Frank Sinatra. Antonio Carlos Jobim. Une voix magnifique. Un compositeur génial.
Les rythmes chaloupés de la bossa nova, la sensualité érotique du jazz revisitée par un blanc, une voix révélant l’Amérique, lorsque cette dernière abandonne tout prétention à paraître pour seulement être.
Un disque magique ?
Un disque parfait…
Un peu plus de 22 minutes de musique.
Très court, trop court ? Non, juste ce qu’il faut. Plus aurait gâché la magie, que l’on sait ineffable, et moins aurait été frustrant, trace d’un désir mal comblé.
Un disque à aimer.
26 août 2006
Rock Swings de Paul Anka
Oh quel bon disque !
Paul Anka, un crooner talentueux, reprend des classiques du rock en les réinterprétant à la sauce easy listening.
Ses version de Smells like teen spirit de Nirvana, Lovecats de Cure ou True de Tears for fears sont tous superbes. On connaît toujours le morceau d’origine, mais il est parfois tellement bouleversé, détruit et recomposé que l’original semble n’avoir jamais existé – c’est ainsi le cas sur It’s my life de Bon Jovi ou Tears in Heaven de Eric Clapton.
Mais quelle classe dans la voix, quelle émotion, quel swing ! Moins précieux que Frank Sinatra, Paul Anka a un timbre remarquable, plein de fragilité et de force tout à la fois.
16 juillet 2006
Single Dream On de Depeche Mode
Ce CD single de Depeche Mode est une pure merveille : sorti avant l’album Exciter, il propose le single Dream On et deux version de Easy Tiger.
Dream On est sans conteste un des meilleurs single de DM. Très commercial dans son écriture, il a un côté lounge, bluesy et se révèle suffisamment romantique pour toucher un large public. DM est coutumier du fait de sortir des versions single de leurs chansons, jouées différemment sur l’album (le meilleur exemple étant In Your Room qui n’a presque plus rien à voir entre sa version single et album). Une fois de plus, cette version single diffère de celle de l'album avec un rythme plus marqué.
Ensuite, vient Easy Tiger, formidable instrumentale de l’album, avec un son mystérieux, sensuel et mélancolique. Or, joie ! on trouve ici la version longue de ce morceau. Une aubaine pour les fans déçus de la trop courte durée de Easy Tiger sur Exciter. Cette version longue embraye sur une remix de Bertrand Burgalat, plus dance et remuante, mais qui conserve néanmoins la structure du morceau.
Bref, si vous aimez Easy Tiger, et rêvez de versions plus longues que celle de Exciter, ruez vous sur ce CD single vendu pour moins de trois euros, vous ne le regretterez pas. Pour les autres, un Dream On superbe et deux longs morceaux enchaînés qui n’en forment qu’un feront de ce single un plaisir pour les oreilles comme tout ce qu’enregistre Depeche Mode !














