02 octobre 2010

La dame de pique de Pouchkine

Fondateur de la littérature russe, Alexandre Pouchkine est connu pour sa Dame de pique. Pourtant, cette nouvelle ne paie pas de mine – tout du moins, de prime abord. Si on lit cette histoire d'un officier désireux d'obtenir d'une vieille comtesse le secret de la réussite au cartes, on ne verra rien qui puisse mettre Pouchkine en parallèle avec la délirante logorrhée d'un Balzac ou la peinture psychologique d'un Maupassant. En fait, c'est dans sa chute que le talent de Pouchkine se révèle, le grand romancier montrant son savoir... [Lire la suite]
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03 octobre 2009

Les Pauvres Gens de Fédor Dostoïevski

<!-- @page { margin: 2cm } P { margin-bottom: 0.21cm } --> Ce n'est pas sans une certaine émotion que j'ai terminé Les pauvres gens de Dostoïevski. Roman épistolaire, il met en scène un fonctionnaire copiste, vieux et pauvre, et son amie, une jeune orpheline qui souffre d'un mal inconnu. Bien qu'ils se voient régulièrement, ils ne peuvent s'empêcher de s'écrire : des histoires de souffrances, leurs rêveries, leurs peines, leurs soucis d'argent partageant la souffrance comme on partage du pain. Il faut un... [Lire la suite]
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08 février 2008

Netotchka Nezvanova de Fédor Dostoïevski

Il y a dans Netotchka Nezvanova de Fédor Dostoïevski toute une structure perverse que le romancier russe n’a, à ma connaissance, jamais osé réutiliser. Roman inachevé à cause de son envoi au bagne pour cause de participation à un cercle fouriériste (mouvement socialiste), Netotchka Nezvanova met en scène une fillette amoureuse de son beau-père, alcoolique et musicien raté. On se surprend à découvrir tout le mécanisme du complexe oedipien sous la plume de Dostoïevski, avec un grand sens de la psychologie, et on songe aussi au jeu de... [Lire la suite]
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13 juin 2007

Les Frères Karamazov de Fédor Dostoïevski

Les frères Karamazov de Fédor Dostoïevski n’est pas un roman comme les autres. Il dépasse le simple concept de récit pour toucher à la métaphysique. Il refuse le carcan de littérature pour parler de religion et de philosophie… Qu’on en juge : un roman policier de plus de 900 pages dont l’enquête ne commence qu’à la page 600 est-il réellement un roman policier ? Son récit est éclaté, complexe et baroque, mais résumable néanmoins : le père Karamazov a dérobé à son fils Dimitri une partie de la fortune devant lui revenir depuis la... [Lire la suite]
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04 juin 2007

Les carnets du sous-sol de Fédor Dostoïevski

Réfugié dans son sous-sol, le personnage que met en scène Dostoïevski ne cesse de conspuer l’humaine condition pour prôner son droit à la liberté. Et il n’a de répit qu’il n’ait, dans son discours, humilié, diminué, vilipendé les amis de passage ou la maîtresse d’un soir. Un monologue féroce et imprécatoire : ainsi l’éditeur Actes Sud présente-t-il ce livre de Dostoïevski. Perdu dans un sous-sol, soit enfermé en lui-même, un homme contemple la scandaleuse horreur de sa vie. Rejeté par la société, bien qu’il semble... [Lire la suite]
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08 novembre 2006

Les Démons de Fedor Dostoïevski

J’ai relu Les Démons de Dostoïevski et grand bien m’en a pris : on devrait revenir un jour vers les livres difficiles, cela permet de mieux les goûter et les comprendre ; à la seconde lecture on repère nombre d’éléments inaperçus tout d’abord et, parce que l’on connaît la fin, le début nous apparaît sous un autre jour. Les Démons est un roman d’une ironie mordante, dénonciation du nihilisme russe dans ce qu’il a de plus petit, sournois et quotidien, mâtiné d'un vaudeville endiablé, et couronné par des... [Lire la suite]
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02 décembre 2005

Souvenirs de la maison des morts de Fédor Dostoïevski

Récit de prison, Ce Souvenirs de la maison des morts de Fédor Dostoïevski est aussi et surtout un récit d’humanité. L’auteur russe met en scène un noble envoyé pour quelques années dans un bagne de Sibérie. A travers son regard, on suit la vie dans le camp et les amitiés et inimitiés des forçats. De quoi sont faites leurs peurs et joies ? Comment survivent-ils ? Et ce qui fait d’eux des hommes…   Dostoïevski sait bien de quoi il parle puisqu’il l’a connu ce bagne sibérien pour une modeste réunion socialiste… Ne soyons... [Lire la suite]
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02 septembre 2005

Eugène Oneguine d'Alexandre Pouchkine

Eugène Onéguine de Alexandre Pouchkine est un roman composé entièrement en vers. En l’ouvrant, je m’attendais à découvrir une œuvre lyrique, romantique et tourmentée. Quelle n’a pas été ma surprise de découvrir un texte plein de légèreté mettant certes en scène une histoire d’amour des plus romantique, mais gardant une tonalité ironique surprenante. L’histoire est celle d’Eugène, jeu noble désoeuvré et ennuyé par la vie, qui se lie avec un poète idéaliste. Ce compagnon s’amourache de la belle Olga et Tatiana, la jeune sœur de... [Lire la suite]
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02 septembre 2005

Oncle Vania de Anton Tchekhov

Perdu dans une maison de campagne, des hommes et des femmes se sentent perdus et abandonnés de tous. Surtout d’eux même en fait… Thème central de la pièce Oncle Vania, l’Ennui suffoque littéralement les héros, livrés à leur propre vacuité. Certains sont objectifs sur ce qu’ils sont ; d’autres, illusionnés, se vivent comme ils croient être perçus par les autres. L’amour est là, mais pas tellement comme une liberté, mais plutôt une autre manière de s’enchaîner, de se donner une raison de vivre. Tous souhaitent leur mort en... [Lire la suite]
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02 septembre 2005

Le joueur de Fédor Dostoïevski

Etrange livre, étrange livre que Le joueur de Fédor Dostoïevski… Déjà, l’écriture : on songe à Flaubert ou Maupassant, mais aussi au roman noir américain et au roman policier anglais. Trois façons de narrer un récit qui appartiennent tout à la fois, et parfois en même temps, à trois genres pourtant différents de littératures. Ensuite, la nervosité du récit : livre court, ramassé ; écriture compactée, dense ; un maximum d’information dans un minimum de pages. Enfin, le thème et le titre.... [Lire la suite]
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