27 février 2015

Simulacron 3 de Daniel F. Galouye

Douglas Hall, assistant de Hannon Fuller, assiste lors d’une soirée à la disparition de Morton Lynch qui, pourtant, était assis juste devant lui. Cet inexplicable évènement semble être lié à la mort d’Hannon Fuller, « l’inventeur du Simulateur d’environnement total Simulacron 3. » Hall débute une enquête qui va alors le mener aux frontières du réel… Signé en 1964, Simulacron 3 s’inscrit dans le courant de la SF paranoïaque dont Philip K. Dick est le plus digne représentant. Jouant avec ces mêmes frontières du réel... [Lire la suite]
Posté par Menon à 13:58 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

26 février 2015

Chaos brûlant de Stéphane Zagdanski

Alors que DSK vient d’être arrêté à New York, accusé d’avoir violé une femme de chambre dans un luxueux hôtel, les pensionnaires du Manhattan Psychiatric Center de la seconde capitale américaine apprennent l’évènement. Parmi les fous présents, on retrouve des personnalités aussi emblématiques que Satan, alias Luc Ifer, Franz Kafka, Sigmund Freud ou Karl Marx. A travers leur analyse de la crise de folie de DSK, c’est l’histoire de la propagande, du règne infernal du Capitalisme, de l’eugénisme nazie et des techniques psychiatriques... [Lire la suite]
Posté par Menon à 12:46 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
24 février 2015

Le révolver de Lacan de Jean-François Rouzières

Lieutenant embarqué en Afghanistan, Gabriel est un militaire qui ne pense pas mais agit. Il a abandonné ses études de médecine et tenté de mettre le plus de distance entre lui et la femme qu’il aime, Mathilde, mariée à un autre. Avec Nadja, sa « collègue », il se meut dans l’intensité de la guerre pour éviter de vivre. Mais un incident tragique le conduit à quitter l’Armée. Revenu à la vie civile, Gabriel devient aphasique et ses relations avec Mathilde sont loin de s’être pacifiées. Il va alors entrer en analyse avec un... [Lire la suite]
Posté par Menon à 12:43 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
22 février 2015

Fatherland de Robert Harris

Dans le genre « la montagne accouche d’une souris », voici Fatherland de Robert Harris ! Pourtant, tout avait si bien commencé : nous voilà en 1964 dans une Allemagne dirigée par Hitler. Un Hitler qui a conquis l’Europe mais qui s’enlise sur le front de l’Est. Un Hitler sur le point de signer avec son ennemi, les Etats-Unis, un traité de paix : le président Kennedy ne vient-il pas saluer le chancelier du Reich ? Lorsque l’inspecteur March découvre le corps mort d’un homme flottant dans l’eau, il... [Lire la suite]
Posté par Menon à 13:23 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
21 février 2015

Demain les barbares de Franck Poupart

Edité à compte d’auteur, Demain les barbares n’est pas signé par un professionnel de la profession, comme on le dit. Mais à la lecture de ce (premier ?) roman, on reste tout de même impressionné par la qualité du style, la peinture psychologique des personnages et le souci, palpable, de renouer avec l’idée du grand roman. Poupart nous donne à voir une France en pleine déliquescence. Paralysée par une crise économique, son territoire sali par des bandes armées, enkystée de violence et de haine, la France a mal, la France a peur... [Lire la suite]
Posté par Menon à 14:21 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
19 février 2015

Plastic Jesus de Poppy Z. Brite

« J’ai toujours été convaincue que le monde aurai été meilleur si John [Lennon] et Paul [McCartney] avaient été amants. Bon, je sais qu’ils n’étaient pas gays. C’est un rêve. Je sais qu’il y a beaucoup de dingues des Beatles et que, parmi eux, il yen aura un pourcentage que ça va beaucoup énerver. Je n’y peux rien. » Voilà comment Poppy Z. Brite, plus connue pour son roman vampirique Ames perdues ou sa biographie de Courtney Love s’offre ici sa fanfiction où John et Paul sont rebaptisés Seth et Payton et où l’histoire des... [Lire la suite]
Posté par Menon à 13:18 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

18 février 2015

Inconnu à cette adresse de Kressmann Taylor

On peine à croire qu’Inconnu à cette adresse ait pu être écrit en 1938. Parce qu’avoir été capable, à cette époque, de comprendre aussi bien ce que l’idéologie nazie était en train de produire impressionne. L’histoire est simple, mais parfaite : Martin et Max sont deux marchands d’art qui ont monté leur galerie aux Etats-Unis en 1932. Martin préfère retourner en Allemagne et abandonne l’affaire à Max qui est Juif. Tous deux correspondent avec chaleur et amitié. Mais alors qu’Hitler accède au pouvoir, Martin change radicalement... [Lire la suite]
Posté par Menon à 13:18 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
17 février 2015

Lanzarote de Michel Houellebecq

Si, vraiment, Michel Houellebecq avait le projet de rendre hommage à l’île de Lanzarote à travers ce très court roman, il a échoué. Après tout, de Lanzarote, il n’est finalement jamais question. Ce sont plutôt les sujets du libertinage sexuel, des sectes (avec la présence des Raëliens) et de pédophilie dont il est question. Et comme à son habitude, l’auteur fait très fort. En quelque-chose comme 70 pages, il associe comme il a su si bien le faire dans Plateforme tourisme et libéralisme sexuel et secte et recherche de transcendance,... [Lire la suite]
Posté par Menon à 10:16 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
15 février 2015

Un roman français de Frédéric Beigbeder

Un roman français est un roman proustien. Ici, ce n’est pas la madeleine qui invite Beigbeder à retracer son enfance, mais son incarcération après qu’il ait été surpris, en compagnie de quelques amis, à sniffer de la cocaïne sur le toit d’une voiture, en plein Paris. J’aime bien Beigbeder. Son film L’amour dure trois ans était aussi frais qu’amusant ; Oona & Salinger ou Windows on the world furent de bons romans, légers et dynamiques à la fois. Mais pour le coup, j’ai trouvé son Roman français sans grand intérêt. ... [Lire la suite]
Posté par Menon à 10:12 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
14 février 2015

Splendeurs et misères des courtisanes de Balzac

Ainsi donc, c’est dans ce roman que Balzac nous raconte la suite du passionnant Les illusions perdues. Hélas, tout ceux qui avaient aimé Lucien et se réjouissaient à l’idée de poursuivre ses aventures en seront pour leurs frais. Car Lucien ne fait strictement plus rien dans ce roman pachydermique qui s’avère aussi impraticable qu’une marche forcée en brousse. Notre jeune héros se retrouve sous la direction de l’abbé Carlos Herrera derrière lequel se cache en réalité Vautrin, apparu dans Le père Goriot. C’est lui le personnage... [Lire la suite]
Posté par Menon à 10:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]