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Le privé Philip Marlowe est pris à parti par un bibendum de deux mètres qui l’entraîne dans une boite réservée aux noirs afin de retrouver Velma, son ancienne copine perdue de vue depuis son incarcération. Cette rencontre inopinée déclenche une suite d’évènements difficile pour Marlowe qui se fera régulièrement estourbir en tentant de comprendre ce qui se trame derrière un mystérieux chantage aux bijoux… Après une premier lecture qui me vit enthousiaste, mon point de vue sur le second tome des aventures de Philip Marlowe a changé du tout au tout ! J’ai trouvé le récit confus et nébuleux. En effet, en s’offrant une deuxième lecture d’Adieu, ma jolie, l’aspect brumeux de l’histoire saute aux yeux ; on croyait qu’il y avait de la profondeur derrière des phrases alambiquées – enfumage ! Toutefois, la conclusion avec la résolution des mystères laisse pantois : on a l’impression, au cours du livre, que Marlowe se fait balader tout du long alors qu’il réfléchit en fait soigneusement à ce qui se passe, attendant son heure pour rendre son verdict. Il faut le dire : cette conclusion justifie quasiment l’achat du roman !

 

Adieu, ma jolie de Raymond Chandler (Gallimard, 304 pages, 8,90 euros)