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Stefan Zweig écrit bien mais c’est aussi son défaut lorsqu’il signe une biographie. Car plutôt que de structurer son ouvrage d’une façon disons universitaire pour dégager de axes thématico-chronologiques, Zweig se pose plutôt en essayiste et il juge plus Erasme comme écrivain et intellectuel qu’il ne le restitue au lecteur. C’est donc à un ouvrage qu’on se réfèrera plus pour son style, donc, qu’à son contenu ; il donne trop de place au jugement négatif de Zweig sur Erasme comme intellectuel maladroit et inquiet plutôt qu’à ses écrits.

 

Erasme – grandeur et décadence d’une idée de Stefan Zweig (Le Livre de Poche, 185 pages, 5,90 euros)