sans-titre

« Veltchaninov, tout occupé à une affaire juridique, repère pourtant un homme étrange, « un monsieur qui portait un crêpe à son chapeau », et qu'il ne cesse de croiser. Jusqu'à ce que l'homme vienne frapper à sa porte, en pleine nuit, et que Veltchaninov reconnaisse celui qui, neuf ans auparavant, était le mari de sa maîtresse. La femme est morte, mais le mari ne peut se défaire de la fascination qu'il éprouve pour l'ex-amant. Au point de lui amener « sa » fille (celle de l'autre en réalité), qu'il laisse mourir (par indifférence ou vengeance ?). Au point de l'associer à ses projets de remariage avec un tendron.

À partir d'un scénario de vaudeville, Dostoïevski bâtit une fable angoissante sur la fatalité des rapports humains et, d'une sinistre histoire d'adultère et de revenants, il dresse un constat grinçant sur l'absurde reproduction des comportements d'échec. » (Résumé Wikipédia d’après René Girard)

Certes pas le meilleur Dostoïevski, L’éternel mari se révèle quelque peu brouillon et hystérique (mais ni plus ni moins que ses autres textes) mais hélas aussi parfois ennuyeux. Néanmoins, on peut retrouver cette maîtrise de la peinture psychologique dont sait faire preuve le grand romancier russe ; et notamment ces si saisissantes scènes durant lesquels les personnages se voient violemment peints, laissant le lecteur presque oppressé sans qu’il puisse pourtant saisir la cause de cette vertigineuse impression.

 

L’éternel mari de Fiodor Dostoïevski (Actes Sud, 272 pages, 7 euros)