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« A la veille de la Seconde Guerre mondiale, dans le climat étrange du Japon impérial, une stupéfiante série de meurtres déroute la police et tient la population en haleine. Ce qui commence comme un classique mystère de chambre close, par l’assassinat du vieux peintre reclus Heikichi Umezawa, prend une dimension unique en son genre lorsque les cadavres de la famille Umezawa sont progressivement retrouvés, chacun amputé d’une partie de son corps en fonction de principes astrologiques et alchimiques, afin d’assembler une entité supérieure : Azoth.

Qui a assassiné Hekichi, violé et tué sa fille aînée, puis tué ses six autres filles et nièces ? Des notes, retrouvées près du corps de Heikichi, expliquent où chercher les filles disparues, et pourquoi telle partie du corps de chaque victime doit être prélevée. Qui est ce docteur Frankenstein japonais ? Pourquoi avoir laissé ces documents ? Que signifie son oeuvre picturale, consacrée au zodiaque ? Heikichi serait-il encore vivant pour que s’accomplisse ainsi ce qui est annoncé dans ses notes ? Dans ce cas, qui est le premier mort ? Ou alors avait-il une âme damnée prête à mener à bien son projet délirant ? Et... où est passée Azoth ?

Près d’un demi-siècle plus tard, sollicités par une femme dont le père récemment décédé a été mêlé à l’affaire, l’astrologue, logicien et détective Mitarai et son assistant Ishioka s’attaquent à cette énigme diabolique. » (Résumé éditeur.)

 

Voilà sans doute un des romans policiers les plus fous jamais écrit. Un meurtre en chambre close suivi d’une série de meurtres d’une telle complexité que le pauvre lecteur devra s’accrocher à son bouquin pour bien tout suivre.  Et ça traîne souvent en longueur avec des centaines de pages où le détective et son assistant échangent des théories. Mais alors ! quel final ! Car c’est une fois le livre reposé que le lecteur se sera pris la plus grosse claque de sa vie. Alors, pas sûr que Tokyo Zodiac Murders se relise : une fois découvert le « truc », prendra-t-on autant de plaisir à imaginer une explication rationnelle à cette série de meurtres invraisemblables ? Bref, on conseillera un emprunt en bibliothèque.

 

Tokyo Zodiac Murders de Soji Shimada (Rivages, 440 pages, 9,65 euros)