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Les Confessions constituent un monument de la littérature religieuse et philosophique de l’occident. Ecrites entre 397 et 401, elles voient l’évêque d’Hippone se livrer au premier récit autobiographique. Pour la première fois, un homme entend se dépeindre et donner à lire sa vie.

Outre son propre cheminement vers Dieu et la raison de sa conversion au catholicisme après un passage par la philosophie et la religion manichéenne, Augustin parle du Temps, de la création du monde et du sens allégorique de la Genèse qui en donne justement le récit.

Si la première partie, consacrée à raconter son parcours et ce qui l’a conduit à Dieu m’a plu par son style enlevé (traduction du XVIIème de Robert Arnaud d’Andilly), la partie plus métaphysique et religieuse m’a semblé incroyablement lourde tant Augustin piétine, se révèle pédant et incapable de donner à sa Recherche la dynamique propre à passionner et à inviter au voyage philosophique.

Bien conscient que de tels propos me vaudront sans doute les gros yeux de plus d’un lecteur, je conclurais en rappelant que, malgré tout, les Confessions n’en constituent pas moins une œuvre essentielle puisqu’elle voit l’autobiographie faire son apparition et qu’elle invite à interroger le sens allégorique des Ecritures ce qui, au vu du ton déploré employé par Augustin, semblait déjà être, pour l’époque, une véritable révolution.

 

Confessions de saint Augustin (Gallimard, 598 pages, 6,30 euros)