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Petit escroc à la recherche d’un bon coup, Castel remarque John Baird dans un bar. Ce professeur d’université lui parle de sa passion pour l’écrivain Ernest Hemingway. Saviez-vous que les premières nouvelles du grand romancier ont été perdues un beau jour dans un train par sa compagne ? Castle saute sur l’occasion : et si John les écrivait pour les revendre une fortune ? FBI : Fausse Bonne Idée. Voilà le début des problèmes pour John, embarqué dans une aventure inquiétante puisque cette petite escroquerie attire l’attention de puissances chargées de protéger le multivers.

Le vieil homme et son double s’impose comme un roman passionnant, bien écrit et ficelé. Loin d’être seulement histoire de science-fiction « classique », Le vieil homme et son double témoigne de l’admiration de Joe Haldeman pour Hemingway et de sa volonté de proposer un récit plutôt réaliste dans son traitement première partie (sur la bonne façon de créer une contrefaçon littéraire par exemple et ce sans mentionner des relations amoureuses bien mises en scène) avant de basculer dans un récit autour des univers parallèles et du danger de modifier ne serait-ce qu’un élément de l’histoire, aussi minime puisse-t-il paraître.

N’en reste pas moins qu’on ne comprend pas toujours tout (pourquoi ces histoires d’Hemingway créent-elles de telles perturbations ?) notamment en ce qui concerne la fin, incompréhensible. N’en reste pas moins qu’il s’agit de ma troisième lecture du Vieil homme et son double et que je recommande chaudement sa lecture.

 

Le vieil homme et son double de Joe Haldeman (Gallimard, 241 pages, 8,50 euros)