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Admirateur du célèbre enquêteur nippon Kogoro Akechi, personnage inventé en 1925 par le maître du roman policier et d’horreur nippon Edogawa Ranpo, Yukio Mishima a décidé de lui rendre hommage dans une pièce de théâtre, Le Lézard noir, adaptée du roman éponyme, bien évidemment signé de la main d’Edogawa Ranpo (édité par ailleurs en France chez Philippe Picquier).

Le Lézard noir, la pièce de Mishima, n’est rien d’autre qu’un exercice de style, une distraction littéraire qui voit le grand romancier nippon se faire plaisir et rendre hommage à Edogawa Ranpo en mettant en scène, à travers quelques scènes nerveuses, des face-à-face entre Kogoro et la mystérieuse Lézard noir, reine du monde de la pègre.

Les aficionados de Mishima peuvent sans souci faire l’impasse sur cette pièce ; les complétistes ne pourront manquer de la lire. Un récit certes sympathique, mais guère transcendant.

 

Le Lézard noir de Yukio Mishima (Gallimard, 120 pages, 15,35 euros)