lumiere-8d234

L’Etre qui se donne à voir dans la splendeur du matin

Ressemble à l’esquisse d’un tableau oublié ;

Nuit et jour le peintre, sur lui, s’est penché

Mais de guerre lasse son désir de peindre s’est éteint.

 

Et sur la palette du couchant les phares bleus de l’horizon

Dessinent une robe aux tâches mordorées

Dont le parfum capiteux et enivrant qui se délivre dans les fleurs séchées

Nous apprend que nous vous plaisons.

 

Oh ! si seulement l’heure pouvait se jouer sur un clavecin

Et délivrer une romance tendre et nette de la lourdeur.

Comme j’aimerais que l’heure sonnée soit leste des malheurs

Qui gâtent le cœur lorsque nous voulons oublier le temps assassin.

 

Mais vois-tu : quand je suis là, avec, dans ma tête, un air d’opéra

Et si je songe à aller me coucher c’est non pas parce que la bière odorante

A gonflé mon cœur d’une langueur désirante ;

Mais parce que la douceur de ta peau m’invite à me lover entre tes bras.