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Eric-Emanuel Schmitt compte pour moi parmi les meilleurs romanciers français, mais aussi parmi ceux dont les œuvres déçoivent trop souvent, à cause de leur tendance à souffrent la surproduction. A force de trop écrire, immanquablement, la qualité s’en ressent. Ainsi, dans le cycle de l’Invisible, était-il bien nécessaire de faire paraître Madame Ming ? Une question qui se pose à la fin de ce recueil, surtout lorsqu’on a déjà lu Odette tout le monde. Si toutes les histoires de ce premier recueil de nouvelles se révélaient surprenantes et excellemment bâties, on ne peut pas en dire autant des quatre histoires de ce tome. Une histoire d’empoisonneuse amoureuse d’un prêtre ; un marin qui apprend la mort d’une de ses filles ; un éducateur spécialisé qui retrouve celui qu’il pense avoir laissé mourir ; et un couple présidentiel qui se déchire : autant d’histoires d’amour reliées par un seul et même fil rouge, celui de sainte Rita. Mais on ne dégagera pas de thématiques communes, pas plus qu’on ne sera à même de qualifier ces histoires de réussies. Ici, les récits vont du correct au plaisant, mais ne suscitent jamais l’enthousiasme.