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Appréciant David Cronenberg et persuadé que Robert Patinson pouvait se révéler bon acteur, j’ai voulu regarder Cosmopolis, le film. Par deux fois je m’y suis pris, trouvant les 10 premières minutes tellement soporifiques que je ne suis pas allé plus loin. Découvrant que le métragee était tiré d’un roman, je me suis décidé à le lire, croyant que si le long métrage ne me plaisait pas, l’histoire de ce golden boy dont on suit une journée en limousine se révélerait excitant. Bien mal m’en a pris. On assiste, à la lecture de Cosmopolis, à une sorte de mise à mort de la littérature. Don Delillo a sans doute écrit un des plus mauvais romans jamais publié. L’ennui affleure à ce point qu’on se sent prêt à suffoquer. Car il ne se passe rien ici. Et ce n’est pas le style qui va arranger tout cela. Pénible à lire, le roman suinte un manque complet d’intérêt et donne l’impression d’avoir été griffonné par petits bouts par un romancier désœuvré et incapable de se donner les moyens de raconter une histoire. Au final, on tient là un exemple frappant de ce que la littérature américaine peut enfanter lorsqu’un auteur s’imagine qu’on peut signer un bon livre sans histoire ni style.