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Du théâtre de l’absurde et du désespoir, En attendant Godot de Samuel Beckett est sans doute la pièce la plus représentative avec Le Rhinocéros de Ionesco. Comme de juste, la popularité des classiques tend à occulter le reste de la production de l’auteur pour des raisons toujours quelque peu discutables. Hypothèse : le succès d’En attendant Godot viendrait-il de son côté farce ? Se pourrait-il que l’œuvre la plus accessible de Samuel Beckett soit, pour cette raison, devenue la plus populaire ? Toujours est-il que l’on suit ici deux clochards, Vladimir et Estragon, qui attendent un mystérieux monsieur Godot. Qui est-il ? On ne le saura jamais. En quoi pourrait-il les aider ? Mystère. Toujours est-il que leur attente est contrariée par la visite d’un autre couple de vagabonds, Pozzo et Lucky avec qui les rapports ne seront guère évidents. Oui, En attendant Godot est une pièce relativement drôle et on ne peut que sourire face aux excentricités du couple Pozzo/Lucky ou lors de certains échanges entre Vladimir et Estragon. Néanmoins, une certaine sensation de malaise, pour ne pas dire de mal-être, se fait sentir tout au long de la pièce et nous donne l’impression que l’ombre de la Mort recouvre progressivement la scène où se joue la pièce. On renverra, pour conclure, à la page Wikipédia (http://fr.wikipedia.org/wiki/En_attendant_Godot) qui apporte des éclairages intéressants sur la signification de la pièce et son histoire.