C’était un été

Mordoré et de pourpre vêtu

Comme un rayon de douceur de ton astre porté

Un de ces délicieux été

 

Longtemps, l’astre brillant sur nos têtes

Nous courrions haletants dans l’eau glacée

A mi-cuisse.

 

Longtemps. Trop longtemps.

Qu’ai-je perdu en toi que je ne sais retrouver ?

L’odeur d’une île perdue et de moi seul connue ?

Cet été, je le revivrais si je le pouvais.

 

Le vent est là. Il chavire des odeurs de rêve.

Le vent se raconte à mes oreilles blessées.

Je n’entends plus que lui et…

… et comme je souffre, désormais.