index

Tous les grands philosophes issus de l’école idéaliste ou matérialiste, ont tous défendus le même point de vue : l’univers est incréé et éternel. Il est l’Etre même. Il est Dieu. Contre eux, les théologiens Hébreux n’ont cessé de répéter que l’univers a été créé ; qu’il n’est pas l’Etre même ; qu’il y a Autre-chose. Passant en revue des penseurs aussi importants que Spinoza, Heidegger, Fichte ou Schopenhauer, Claude Tresmontant démontre que la détestation au monothéisme hébreux est consubstantielle à tous ces philosophes pour lesquels l’idée de création est insupportable. Il y a là quelque-chose de bien étrange dans cette détestation de l’idée d’un Dieu créateur. Alors que la science a donné raison au Judaïsme, au Christianisme et à l’Islam (notre univers est né lors du big-bang – le Fiat ! chrétien), le refus de certains grands penseurs d’accueillir cette possibilité métaphysique et ontologique démontre que l’existence même de Dieu a été refusée pour des raisons de système de pensée. Pour tout dire, les philosophes partent plus du concept, de l’abstrait, que du réel. Le réel doit se plier à leurs exigences, sans quoi il est éconduit. Lumineux, brillant, un essai accessible à tous qui démontre que tout grand philosophe qu’il soit, un penseur reste capable d’accumuler erreurs et contresens métaphysiques.