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Je déteste Baudelaire, c’est ainsi. Pourtant, il est limpide. Pourtant, son pessimisme radical me séduit. Mais sa poésie me semble bien pauvre. Ainsi de ses chutes, toujours plates, dont on perd à chaque fois la rime. Effort louable mais résultat médiocre. Et comme il se complait dans son manteau plein de spleen, se regardant dans un miroir réfléchissant sa complète superficialité et son incroyable médiocrité ! Nihiliste, aurait écrit Nietzsche : car au lieu d’élever l’Homme, il l’abaisse ; plutôt que de chanter les grandes passions, il préfère l’inventaire des petites ; persuadé que le Monde est détestable, il le présente tel au lecteur qui finit, écrasé sous sa plume par tout détester, lui qui ne cherchait qu’un peu de beauté.