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C’est un truisme : le rock est du côté de Satan et le pauvre Cliff Richard eu beau chanter Why should the devil have all the good music, rien n’y fait. Le rock est un truc sexuel et monstrueux, bruit parasitaire poussant à la violence, consommation d’alcool, de drogue, à l’orgie puis au meurtre.

 

Soit.

Mais qu’on me laisse alors épingler la musique classique et mieux, même, la musique sacrée.

 

Franchement, avez-vous ressenti l’envie de vous suicider en écoutant Elvis Presley sur Blue sued shoes ? Sympathy for the devil des Rolling Stones vous a-t-il déjà donné envie de tuer quelqu’un ? Enter Sandman vous a-t-il poussé à vous écrouler en pleurs sur le parquet de votre chambre ? Que celui qui réponde oui aille consulter au plus vite un psychiatre.

 

Par contre, qui, en écoutant une Cantate de Bach, une Polonaise de Chopin ou un Requiem quelconque n’a-t-il pas ressenti la mélancolie l’envahir, le désespoir s’emparer de lui et la procrastination, voire l’acédie s’emparer de lui ? Pour ma part, je plaide coupable.

 

On risque plus de se foutre en l’air après avoir écouté la Grand messe de Mozart que Number of the beast d’Iron Maiden. On risque plus de pleurer après avoir écouté L’Adagio de Barber que le Battery de Metallica.

 

Alors, on peut détester le rock. Lui reprocher son machisme primal, sa vulgarité et son idéologie révolutionnaire pour adolescent boutonneux. Mais qu’on ne vienne pas m’importuner avec Satan qui se porte très bien, merci pour lui. Quand une musique vous donne envie de pleurer ou de vous lamenter sur lui, le Prince de ce monde est certainement plus de la partie que face à un solo de Batterie qui vous donne juste envie de sautiller sur place.