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La ligne verte fut éditée sous forme de feuilleton en 1996. Stephen King voulait renouer avec ce genre littéraire tombé en désuétude. Si on peut reprocher à l’auteur d’avoir écrit des romans bien décevants, force est de reconnaître qu’il soigne ses personnages. La ligne verte n’échappe pas à la règle : du prisonnier Coffey, colosse accusé du viol et du meurtre de deux fillettes à la personnalité de Edgecombe, gardien du Bloc E réservé aux condamnés à mort, on prend un réel plaisir à suivre les protagonistes du drame. King se moque un peu de la chronologie et passe d’une époque à l’autre mais cela ne gène en rien la lecture. On sent aussi une certaine part d’improvisation qui rend paradoxalement la lecture d’autant plus appréciable.

 

L’histoire s’intéresse donc à un terrible meurtre commis par un géant noir qui semble demeuré. Le lecteur comprend assez rapidement que cet homme simplet n’est sans doute pas le meurtrier. Incarcéré au Bloc E, sur la ligne verte du couloir de la mort, Coffey a le droit à la sollicitude de Paul, gardien de prison. On découvre ainsi le quotidien des hommes chargés de la surveillance des condamnés.