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Une nuit. Obscure.

Et sans doute le devenir qui s'écroule...

Mais qui songe du reste à ces rêves avortés

aux pieds de nos idoles, vite !, du pied foulés ?

 

Une nuit. Claire.

L'être se repose de ne pas vivre.

Il conscientise la vague lueur de la lune sur le lac.

Entends le pas vert des canetons.

 

Une nuit. Froide.

Amère était la passion car on tremblait.

Elle ne disait ni ne reflétait aucun met.

Nous étions jeunes et insouciants.

 

Une nuit. Chaude.

Le fleuve de nos certitudes. Encore tari.

Et puis quoi ?

Suis-je de ces légendes qu'on enterre ?

 

Un jour – la Vie.
Le pur plaisir d'exister.

La jouissance de porter un nom.

« Je » n'est pas un autre – non, mais moi !

Et je n'ai aucun émoi dont je ne sois fier.

J'existe et j'entends les sons – sonates de Mozart

Ecrites pour moi mais dont j'ignorais l'intention.

 

Aime et soi !