Le blog de Menon

La Parole est ce qu'elle est : apocalyptique, elle dévoile.

05 novembre 2009

Robe de bassesse

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Assoiffé de vous

je meurs d'amour

de trop désirer

la caresse de vos baisers.

 

Dépeuplé – je suis tel une montagne

privé de sa rivière qui

la traversant par son revers

lui offrait la boisson du soupir

et la fraicheur du devenir.

 

Mon âme, tu as prié dans un désert

vide de victuailles et de vin frais

tu as hurlé la nuit dans les combles

regrettant le temps de ta folie.

 

Puis tu es venue, enchanteresse

ta robe couverte de mille bassesses

qui rendait ton sourire éclatant

et ta bouche avide comme un Satan.

 

Merveille.

Mon âme dépecée ; je suis lavé ;

tu m'as tout pris et ainsi me voilà riche

d'une histoire qui n'appartient qu'à moi.

 

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Pedophilie et hédonisme

roman_polanski

Il y a deux hédonismes : un, dégueulasse, qui s'ingénie à comparer le pédophile Polanski et son viol à la création des Fleurs du mal de Charles Baudelaire (il fallait oser tomber dans une comparaison aussi déplacée !) et c'est celui de Philippe Sollers.

Et il y a celui de Michel Onfray qui, malgré tout le mal que je peux par ailleurs penser de lui, a le mérite de dire la vérité sans faire de ronds de jambe.

Contre Philippe Sollers, donc, le respect du corps des enfants. Du reste, les choses sont claires en ce qui concerne Sollers, puisqu'à en croire Onfray, "Matzneff réédite aujourd’hui sans problèmes Les moins de seize ans, un éloge massif de la pédophilie, y compris sous sa forme marchande, publié en 1974 dans une collection de Laffont dirigée alors par Jacques Chancel, puis qu’il publie le détail de ses frasques chez Gallimard dans une collection pilotée par Sollers." Pour se moquer - il le mérite - de l'affreux Sollers, revoyons cette belle mise à mort télévisuelle, où le vieux dandy jouisseur se fit enseigner Heidegger par un Onfray sec comme un coup de trique.

Enfin, on a aussi le droit à celui, tout aussi dégueulasse, de BHL pour qui certains intellectuels "au nom de la défense de l'enfance outragée [se livrent] aux amalgames les plus odieux (que ne les entend-on, ceux-là, dénoncer avec autant d'ardeur l'outrage, pour le coup, sans limite qu'est le martyre des enfants soldats en Afrique, ou des ­enfants esclaves en Asie, ou des centaines de millions d'enfants morts de faim, selon les estimations de la FAO, depuis... trente-deux ans ?)." - Qu'on m'explique le rapport entre le crime de Polanski et les souffrances des enfants victimes de la guerre...

Posté par Menon à 20:00 - Nihilisme - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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