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Je ne suis pas du genre à critiquer un livre sans l'avoir terminé mais il y a de ces ouvrages... dans le Pharaon Juif, Roger Sabbah affirme que les Hébreux ne sont rien d'autres que des prêtres égyptiens déportés par le roi de Babylone et qui – ne riez pas – auraient réécrits le mythe d'Osiris et d'Isis sous une nouvelle forme codée dans la Thora et en inventant un nouvel alphabet inspiré des hiéroglyphes, l'Hébreu !

Cette succession d'idées totalement délirantes laisse pantois : non seulement cela est historiquement absurde mais de plus, les citations qu'extrait l'auteur sont loin de justifier son propos : elles ne disent rien qui soit fiable. Plus drôle encore : il ose dire que le Christ s'est reconnu comme l'héritier des Pharaons. Mais où a-t-il bien pu lire une telle chose ?


Comment imaginer un seul instant que des prêtres égyptiens furent déportés sans que le roi de Babylone le sut (oui, oui, le roi de Babylone a conquis l'Egypte et a déporté le peuple mais figurez-vous que les prêtres étaient cachés et que personne ne savait qui ils étaient !) ? Comment imaginer qu'ils écriraient la Thora, le livre sacré le plus ennemi de l'Egypte avec le Coran qui vilipende le Pharaon et assimile l'Egypte au pays des ténèbres ? La simple logique voudrait, qu'au contraire, ils eurent célébrés leur patrie perdue. Sans compter que tous les savants s'accordent à reconnaître que la déportation à Babylone a été l'occasion pour le peuple juif de fixer, dans la Thora leurs légendes afin de ne pas perdre la mémoire de ces aventures si cette déportation les éloignait à jamais de la Jérusalem.

Bref : deux chapitres lus et deux bonnes raisons de fuir ce livre !