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Dans ces promenades, guères parisiennes au demeurant, mais urbaines certainement, Charles, Baudelaire du nom, hume un air pas si beau que cela, celui des Hommes et de leurs tristesses affligeantes, leurs romances tristes et malheureuses, leurs dégoûts de l’être, leurs petitesses de souffrance.

Dans ce Spleen de Paris – musicalité des phrases affirmée par l’auteur ; pourtant il ne s’agit pas de poésies mais plutôt de récréations mélancoliques, de petites histoires sans lendemain, cruelles ou cyniques, ironiques et bourgeoises.

Elles annoncent quelque chose du temps à venir. De Nietzsche, de Sartre et des philosophes du désespoir. Pour autant sont-elles à désespérer ? Par moment, en effet, leurs cynismes a quelque chose d’assourdissant, faisant résonner en notre âme une plainte ténébreuse. Mais aux autres, aux esprits sans inquiétudes, aux êtres de peu, elles seront sans doute ennuyeuses. Il faut savoir se laisser choquer pour avoir une chance d’être interpellé par elles.

Librio, 2 euros.